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Lettres françoises et germaniques, ou, Reflexions militaires, litteraires et critiques sur les François et les Allemans : ouvrage également utile aux officiers & aux beaux-esprits de l'une & de l'autre nation / [Éléazar de Mauvillon]
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François &c. Lett. VII.

courage, la bravoure, étoient bien de leurcôté : mais à quoi sert cela tout seul con-tre des Troupes aguerries, & fières d’avoirvaincu des trançois pour la première fois,dans l’espace de près d’un siècle ? Quand jeme représente ses apprentifs Guerriers auxprises avec vos vieux Reitres à grandes mou-staches , je me rappelle auffi-tôt la Bataillede Coutras en 1587, où le jeune Duc deJoyeuse , à la tête d’un Armée brillante, maisfans expérience, vint attaquer celle de Hen-ri IV, composée de vieux Chenapans quiavoient vu le loup. La Cavalerie du Duc,ou pour mieux dire les Escadrons où étoienttous les jeunes Seigneurs de la Cour, com-mencèrent le combat avec une valeur digned’un meilleur fort. Enfin, mon Cher, lesAttemans font de tous les Peuples du Mon-de , celui qui fur la bravoure pourroit rendrele meilleur témoignage des Irançois. Ils ontvu ce qu’il y avoit de plus grand à la Courde Louis XIV. voler avec une ardeur ( a )indicible au secours de la Hongrie. Ils nedoivent pas oublier ce qu’ils leur ont vufaire près de saab ( b )

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(3) Elle fut en effet si grande, que si le Roiavoit permis de faire cette campagne à tous ceuxqui en demandoient la permission, la Cour seleroit vue réduite aux Dames.

( b ) C’étoit le Vizir Coprogli qui commandoitP Armée Turque , devant laquelle les Impériaux

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