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de passer pour ausïï déraisonnable que lui.Du reste , il m’importe fort peu que nousayons plus ou moins gagné de Batailles, prisplus ou moins de Villes. Dans le fond,disputer de ces choses uniquement pour pa-roítre bon Patriote, c’est -plutôtsot amour desoi-ïnême qu 1 amour de la Patrie.
J’oubliois de vous dire, v que l’on com-prend encore fous le nom de Maison du Poi,les Grenadiers à cheval, les Cent Suisses dela Garde , six Bataillons de Gardes Françoi-se! , & quatre de Gardes Suìjses. Ces dixBataillons forment un Corps de fíx-millehommes de la plus belle Infanterie qu’onpuisse voir. Les Officiers font tous gens dequalité. Quant aux Soldats, le séjour deParis les a un peu énervés, les Gardes Fran-çaises fur-tout ; aussi firent-ils très mal à Mal-plaquet. Ils ont pourtant un peu rétabli leurréputation au dernier Siège de Philipsbourg.C’est eux qui s’y rendirent maîtres de l’ouvra-ge couronné qu’ils emportèrent d’assaut.
! Si vous m’en croyez, mon Cher, vousn’irez plus vous imaginer que la bravoure esttoute renfermée dans V Allemagne , & qu’il n’yen a point en France.
Rien de plus insupportable que ces dispu-tes éternelles entre gens de différens Paysfur la préexcellence de leurs Nations. J’enai vu fur le point de s’égorger pour ces fa-dasses, Les bons Elprits ne tombent point
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