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Lettres françoises et germaniques, ou, Reflexions militaires, litteraires et critiques sur les François et les Allemans : ouvrage également utile aux officiers & aux beaux-esprits de l'une & de l'autre nation / [Éléazar de Mauvillon]
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126 Lettres sur les

n’étois pas de son avis, qu’un Anglois, avecun manche à balais , êtoìt capable de mettre enfuite fix François armés d’épées. Milord , luidis-je avec beaucoup de sang-froid & degravité , je fuis fret à parier pour /’Anglois.Je connais votre Nation. Dieu nous garde ! j’ai-merais mieux me battre contre un Taureau , quecontre un Anglois. Ma réponse lui plut, &nous fumes les meilleurs amis du monde.Si j'a vois répliqué comme il le méritoit,il auroit fallu se battre. Or, je vous prie,quel service aurois-je rendu à ma Nation,íi je m’étois fait tuer pour cette niaiserie?& quand même j’aurois été victorieux,quel protit en auroit-elle retiré ? II est desmomens dans la vie où il convient de mon-trer plus de bon sens , que de bravoure.C’est dans les Plaines du Brabant , ou furles Bords du Bjìn & de la Moselle , qu’ilfaut prouver ce que c’est que le François.J’en laisse le soin à nos Officiers ; & iìs yréussiront , íì jamais ils acquièrent de l’a-plication, & leurs Soldats de la discipline.11 né leur manque que cela pour composerdes Armées sinon invincibles , du-moinstrès difficiles à vaincre. Peut-être que sipavois cru enterrer , dans la personne dece Milord, toute la race des Fats ; j’auroistenté de le sacrifier au Repos public : mais lemoyen de pouvoir détruire une Hydre qui atant de têtes ? il faut bien un autre Hercule

que