François &c. Lett. VIII. 127
que moi. Ce que je puis vous dire de cer-tain , c’est que toutes les personnes à quij'ai raconté cette affaire , ont avoué quemon Milord, avoit dit une sottise, & quej’avoit fait une réponse prudente. A quides deux trouvez-vous que cela fasse plusd’honneur ?
Un Officier Hollandois a eu le front de medire, que les Hollandois avoient toujours bat-tu les François. Qu’appeliez - vous battu ? luidis-je : ils les ont morbleu étrillés dlimportance, sur-tout à Senef, à Fleuras, à St. Denis, à Cas-sel, à Nerwinde , & en mille autres rencontres.Comme cet homme-là ne se piquoit pas detout savoir, il crut que j’entrois dans son sens,& me dit en me frapant fur l’épaule, qu’ils’étonnoit que je fusse íì raisonnable.
Combien de vos Beaux-Esprits ne sont pasvenu me clabauder de semblables fadaises.
Le Comte de.me íòutenoit, il n’y a
que quatre jours, que la France n’avoit ja-mais eu au-delà de vingt Vaisseaux de Guer-re en mer, & que leur Flotte n’avoit jamaisosé paraître que quand celles de Hollande &$ Angleterre s’étoient retirées : qu’une preu-ve de cela étoit, que les François n’avoientjamais commencé un combat fur mer ; qu’ilavoit fallu bien des ruses pour les y attirer,& qu’ils en avoient toujours payé la folleenchère. Vous avez raison , lui dis-je , lesHollandois EF ks Anglois ri ont eu besoin
que