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Lettres sur les
sur-tout en usoient toutes les fois que la me-sure de leurs Vers les y obligeoit : de - làvient qu’ils font aujourd’hui plus difficiles àentendre , que les Prosateurs. Enfin je fuispersuadé que , quelque grand usage que l’onait de la Langue Latine , on lira plutôt quatreLivres f rançon qu’un Latin j Sc que par con-séquent , íì les Sciences se traitoient en Fran-çois , on feroit plus de progrès en un an,qu’on n’a coutume d’en faiTe en quatre.
Je ne ferai point ici le parallèle de la Lan-gue Françoise avec les autres Langues vivan-tes connues en Europe : je me contenteraide vous dire modestement, que je fuis per-suadé qu’il n’en est point avec qui elle nepuislè aller de pair. Quant à la LangueAllemande , je pourrai un jour vous en diremon sentiment un peu plus au long, &j’espère que vous ferez content de mon im-partialité. Vous me permettrez, mon Cher,a’ajouter encore ici une idée qui me vientau sujet de la Langue Françoise c’est que stjamais Langue a dû être belle , c’est elle :il n’y en a point où,l’on ait écrit un st grandnombre d’Ouvrages de toute espèce , & ilest clair que rien ne contribue plus à per-fectionner une Langue. L’Académie desplus beaux Esprits du Royaume , unique-ment occupée à la purger de ses défauts , ycontribue encore infiniment.
On