François &c. Le t t. XII. 229
de son Royaume, qui certainement n’a pasété peu affoibli par cette Proscription.
Selon le même Chevalier de Folard ,Louis XIV. a véritablement mérité le sur-nom de Grand. „ Mais nos Panégiristes, dit-U „ n’ont pas su prendre le bon côté dans „les éloges de ce Prince ; c’étoit celui qui „lui aífignoit plus particulièrement le nom „de Grand . Quoi de plus triste & de plus „accablant, que les Evènemens fâcheux de „cette Campagne de 1726. ? L’infortune de „la levée précipitée du Siège de Barcelonne, „où le Roi d ’Ejpagne étoit en personne, qui „fût suivie de la perte entière de la Cota- „logne , ouvrit la scène à un déluge de dis- „grâces. Le 23. du même mois, 011 ap- „prend la perte de la Bataille de Bamillies, „qui ne le cède guères à celle de Cannes , „du moins les fuites en furent plus gran- „des, & l’eussent été davantage fi le Gé- „néral avoit été plus habile. Enfin la cata- „strophe finit par le malheur de Turin, de- „vant lequel celui de Barcelonne & de Bamil- „lies n’étoit qu’une bagatelle. De fi grands „maux ne nous abattirent pas. Nous eû-. „mes le tems de nous reconnoître, & tout „autre Nation eût succombé sans ressource. „Nous en trouvâmes ; & la France , ébran- „lée & panchante à la ruine , se releva de „ses disgrâces par la sagesse & la constance „d'un Roi véritablement grand. II faut „
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