François &c. Lett. XIII. Lu
Monarques à l’égard du tempérament. Au-guste étoit né avare, & ne devint libéralque par ostentation. Louis fût naturelle-ment généreux, & le mauvais état de sesaffaires ne put jamais le rendre économe. Leprémier apporta en naissant beaucoup depanchant a la cruauté, quoique par politi-que st affectât de paroítre clément. L’autreau contraire reçut de la Nature un cœur doux& bénin, que fa politique lui fit souventdémentir.
Je fuis de toute mon ame, cher AmiVotre &c.
A .... le ... . Décembre 1738.
LETTRE XIII.
Considérations fur quelques Auteurs François, &fur Mr. de Voltaire en particulier.
N ’Attendez pas, mon Cher, que jerenouvelle ici les vieilles Disputes desAnciens & des Modernes ; sujet usé & rebat-tu par tous les Ecrivains. Je fuis de ceux (a)qui admirent les Anciens, mais non pas stO 2 aveu-
(a) Sum ex ìis qai mirer antiques : non tamen,ut quidam, temporum noftrorum ingénia dejpicio :neque enim quajì laffa & ejfœta natura , ut nihiljam laudabile parias. Plinius Lib. VI. Epist. zi.