sis Lettres sur les
quez encore que l’Auteur ne met pas unmot de reproche ni de pédagogie dans labouche de Momai cela auroit eu je ne laiquel air d’incongruïté , que Mr. de Voltairea fort sagement évité. II représente Momaicomme un Philosophe austère, mais discret& respectueux, ann de faire mieux brillerla magnanimité de son Héros. La feuleprésence de Momai réveille la vertu deHenri:
Je t’ai vu , à en est fait , & tu me rem à moi.
Ce n’est point un Roi timide & sottementdévot, comme le Troyen , ni un jeune Fu-rieux , que l’envie de venger un Ami mortpar son imprudence, tired’une stupide oisi-veté. C’est un Roi véritablement Héros,dont la gloire est le seul mobile, & qui pa-rois plus touché de ce motif que des char-mes de fa Maîtresse. Mr. de Voltaire n’estpas moins ingénieux à remuer les passions ;il fait merveilleusement exciter la terreur,la pitié & l’indignation ; témoin l’avanturede cette Femme qui avoit égorgé son en-fant pressée par la faim, pour s’en préparerà manger. Si ce récit n’étoit pas si long,je vous le rapporterais volontiers : je mecontenterai de transcrire les beaux sentimensqu’il met dans la bouche d’H EN Ri IV,lorsqu’on lui raconta faction barbare de cetteMere.