François &c. Lett. XIII. 227
mis d’éplucher les Jugemens , encore moinsd’en appeller. C’est dans son Oedipe que Vol-taire a laissé échapper ce trait, & c’est surcela qu’on lui a fait son procès. Mais il fautavouer qu’il y a des gens absolument mal-heureux en certaines choses, & c’est-là pré-cisément le sort de Voltaire en matière de Re-ligion. Celui qui a travaillé sur le même su-jet après lui, a dit quelque chose de plusfort encore contre Y Infaillibilité , & on n’y apas seulement pris garde :
Ces Arrêts captieux qu'en aveugle on admire,
Ne disent pas toujours ce qu'ils semblent nomdire ;
Et pour être entendu, ce Langage sacré ,
Malgré tous nos rejpecïs , veut être pénétré.
Auriez-vous jamais du soupçonner un Jé-suite de soutenir si bien les droits de la liai-son ? Cependant c’est le P. Folard qui parleainsi dans son Oedipe. Le P. Folard dit cela ausujet des Oracles des Payens. Voltaire a eule même but, & cependant le prémier restebon Catholique, & l’on fait passer l’autre pourImpie : un habit de Jésuite Pauroit sauvé dela calomnie. II semble pourtant que le P.Folard n’ait pas prévu qu’il fourniísoit des ar-mes aux Auti-lnsaillibilijies , & qu’il les met-toit à même de rétorquer les quatre Verscontre les Oracles du Vatican. A le bienP 2 prendre,