Allemans &c. Lett. II. 247
présent, fussent-elles au centre de la Terre,je vous fuis garant qu’on les en iroit tirer.Le Flegme Germanique est tout propre àcreuser long-tems : & PAvarice , plus quetout, seroit un puissant éguillon pour hâterun pareil ouvrage. Souffrez que je ledise ; les Allemans sont quelque chose de
E lus qu’économes, en général ils font avares.
!h Allemand qui vous invite à manger , vousrégalera avec des ragoûts fades, & des sou-pes qui sentent l’eau tiède. A l’entendre,il n’est rien de meilleur pour la santé. Lesingrédiens dont se servent les Cuisiniers Fran-çois , ne font point de son goût, parce qu’ilsruinent Pestomac. Jugez-en mieux, monCher & soyez persuadé que leur unique dé-faut est qu’ils coûtent de 1 argent (a). S'il vousfait boire du Vin de Rjpin aigre & dégoûtant,c’est parce qu’il est plus sain que les Vins deFrance. Ces Vins de Champagne & de Bourgo-gne , vous dira-t-il, échauffent trop le sang,Q _4 on
( a ) gfe ne dis cela que diaprés un Auteur Alle-mand , voici comme il parle. Es môgen anderemit der Frantzòsischen Kocherey ihre KehleKùtzlen vvie fie vvollen, mich vergniiget diealte Kost. Hierbey bin ich versichert fie sey
der Gesundheit zutràglicber.Auf
solche Weise vverde mich niche an Gottes ,und der Reiche Gesetz vvegen , meìnem Beutelfchaden , noch mein Haus ruiniren. Die Ver ah.Font.