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Allemans &c. Lett. XII. Z89
Poëte si l’on n’est bon Philosophe : c’est unparadoxe, & il semble que PAuteur ne l’aitavancé , que pour assurer la fortune de saPhilosophie de Newton mise à la portée de toutle tnonde. Je veux que Voltaire ait réuíïï àaugmenter la fureur que l'on a de vouloirêtre Philosophe ; mais il ne me fera jamaisaccroire , que son Ouvrage soit un moyenfort propre à nous rendre tels ; non plusque la Philosophie à P usage des Dames U desCavaliers, & une infinité d’autres Ouvragesde même espèce, qui tous ensemble ne fe-ront jamais qu’un Fat au-lieu d’un Philo-sophe. Cependant hors de la Philosophiepoint de salut : il faut pouvoir raisonnerdu Plein & du Vuide, des Tourbillons &de l’Attraction , ou se résoudre à passerpour des Génies superficiels. C’est-là lasource de la réputation. Tel est né avecun esprit médiocre , qui à la faveur dequelques termes barbares d’Astronomie, oude Phisique , passera pour un grand Hom-me. C'est l’effet de îa Mode ; car dans lefond , íì l'on y fait attention , la plupartde ces Philosophes subalternes n’ont d’au-tre mérite que la hardiesse de douter de ceque le commun des Hommes croit ; & dedonner des raisons tant bonnes que mau-vaises , pour faire voir que leurs doutes fontbien fondes.
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Afin