;96 B e i i i e v uide me sceller des Lettres pour établir unCollege à Xaintes, il me dit en me lesbaillant, qu’il n’y avoit que trop de Col-lèges en France , qui traînoient fa perteavec eux ; & que le meilleur pour l’Etatseroit que le Roi abolist tous ces petitsCollèges, & les réduisist tous en l’Uni-verfité de Paris.
Nicolas de Bellievre , son fils, succédaen i6ir. à Jaques de la Gueste en laCharge de Procureur Général au Parle-ment de Paris, par le crédit du Chancelierde Sillery, qui le fit préférer à Dole, quele Marquis d’Ancre y vouloir métré. Paroù Sillery répara en la personne du fils, quiétoit son gendre, 1e tort qu’il avoit fait aupère , à qui l’on disoit qu’il avoit enlevéles seaux.
Nicolas étoit un bon-homme qui ai-moit fort à boire. Ses valets le couchoienttous les jours, íâns qu’il fe sentist métréau lit.
Pompone, fils de Nicolas, fut auffigrand personage que le Chancelier sonAyeul. Les deux Pompones furent Am-bassadeurs en Angleterre, le premier, fousle régné d’Elisabet , à qui, selon Auberydu Maurier , il fut envoyé par Henri III.pour la déterminer à se desaire au plu fiâtde la Reine Marie d’Écosse, leur ennemie
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