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plus de cérémonie , que n’en font d’ordi-naire Meilleurs les Prélats entr’eux. Etpourquoi tout cela, Monseigneur , difoit l’Ar-chevêque ? C’est , ( dit l’Evêque , qui fepiquoit d’être homme à bons mots ) que jevous regarde comme L’slstemblée du Clergé deFrance : par ou il railloit l'Archevêque,d’avoir tenu fucceíïìvementquatreEvêchez.
Le même Evêque étant en procès avecson Chapitre , écrivit une Letre à M. lePremier Président, où il usoit de ces pa-roles : Monfieur , je vous demande justicede mon Chapitre, qui mérite bien d,'être chapitré.
M. Mafcaron , Evêque d’Agen, refu-sant de faire l’Oraifon funebre de Françoisde Harlay , Archevêque de Paris, fur cequ’il étoit incommodé : Monseigneur , ( dîtMonsieur de Noyon ) vous ne dites pastout\ : c'est que la matière est incommode.
Le Roi lui ayant donné le cordon bleu,'il dît que Sa Majesté lui avoit donné leguenillon de M. l’Archevêque de Paris.Ce n’étoit pas le Saint Esprit qui le fesoitparler ainsi de son Ordre. 11 auroit mieuxaimé T Archevêché , mais cete Mitre étoittrop pelante pour une tête si legére.
Monsieur de Noyon étant allé voir leDuc Mazarin à la Fére , ce Duc , aprèsla visite , le reconduisit jufqu’à son carof-fe. Lorsque ce Prélat fut à la portière,
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