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ont fait des Injures mortelles. C’est bien as-fex de ce qu’on a souffert d’eux, sans parta-ger encor la Douleur de leur Repentir. CetteRéflexion, & plusieurs autres, que j’avoissujet de faire, me firent résoudre à retourneren France à la merci de M. Mazarin, & sansaucune Condition, plûtòt que de demeurer-encor exposée à de nouvelles Avantures aussicruelles que celles qui m'croient arrivées.J’en fis écrire à la Princesse de Conti, parma Tante Martinozzi fa Mere, & je me dis-posai à partir aussi-tôt que la Réponse seroitvenue.
Peu de jours après, Courbeville trouva, je-11e fçai comment , le moyen de me faire sça-voir, qu'après avoir été gardé quelques jourschez le Cardinal Manc'mì , on î'avoit conduitn Civita-vecchia , où il étoit prisonnier depuissix semaines , & où il seroit , à ce qu’il man-doi't, bien plus de tems , fi je n'avais pas laGénérosité de m'employer encor pour lui. Quel-que sujet que j'eusse de ne me plus mêlerde cet Homme; néanmoins, pour ne paslaisser mon Ouvrage imparfait, je demandaifa Liberté à Frà Vincenzo Rospiglioíì, Ne-veu du Pape, qui me l’accorda.
Cependant , le tems que je devois êtredans le Couvent étant passé, le CardinalMancini répondît aux Instances que ma-Sœur faisoit à mon insçû pour m’cn tirer,qu’il me conseillait d’attendre un peu , parce>qu'il seroit avantageux pour moi , que la Ré-ponse qui vernit de France m'y trouvât. Cet-te Réponse fut, qu'après que j'y aurois de-meuré deux dns , M. Mazarin verroit ce qu'ilmr ait à faire. Le Cardinal Mancini vouloir
que