rée. Ou se figure fous ce nom,.unêtre sauvage ». profondément rem-pli de bagatelles spéculatives, absor-bé dans des occupations futiles, inu-tile à la société.
Quelques politiques modernes vontencore plus. loin. Ils accusent l’es-prit philosophe de plusieurs désor-dres d’un Etat : il favorise, suivant leuropinion, le luxe, les arts , la dalleoisive du peuple, & borne la popu-lation. Un Philosophe à leurs yeuxn’est pas seulement membre inutilede L’Etat, il est encore mauvais cii-toïen..
Examinons les raisons de ces ju-gemens contradictoires, si peu con-formes à notre penchant pour la fa-çon de penser des anciens. Parcou-rons à cet effet les états différeus dela philosophie dans fa progression jus-qu’à nous ; ses raports avec les mœurs,le gouvernement r la religion des peu-ples ; & l’itifluence, qu’elle a eu detout teins , fur le bonheur des indi-A 3 vidus.