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quelques paroles qui marquoient son indignation ;le Prince les releva, en lui jettant une aíliett'e á latête; ils se levent de table; Relosan met la main àPcpce; la Princesse le désarmé; les appàise ; on seremet à table ; le Prince adore les divines mainsde la Princesse ; nouveau sujet de querelle ; Relosanse leve de table, pour frapper le mari de la Princesse ;elle se met entre deux, & reçoit de sonpereuncoupde pied dans le ventre ; elle étoi t grosse ; cette opé-ration un peu trop violente accéléra ses couches ;elle mit au monde deux enfans, dont on prétendqu’un apartenoit au Prince, & l’autre au mari,mais, comme ils n’eurent pas de vie , on ne peutpas conjecturer par leurs inclinations ce qui en pou-voir être; la Princesse perdit son lait; une fievreviolente accompagna les autres mauvaises fuites deses couches précipitées ; elle ceslà de vivre fur lepoint d’accomplir son cinquième lustre ; ce Princesupporta là mort avec une grandeur d’ame, qui per-suada tout le monde qu’il n’avoit aimé la Prin-cesse Jerâreb que comme un pere doit aimer làfille; cependant la calomnie fut plus puislàntequela vérité, & je ne lai si outre la Vassort c , dont laprobité ne pouvoir être suspecte à personne, on euttrouvé un seul officier de la Princesse, qui eut ren-du justice à sa sagesse & à Pinnocence de son pere.
Un trait de calomnie des plus affreux, que j’aioublié de vous conter, vous persuadera quellespeines ce Prince a eu àla surmonter; je vous ai dit,qu cMegas l’a voit soupçonné d’aspirer a la couronne;les ennemis du Prince le croyoient si capable dccommettre un crime pour y parvenir, que le mi-nistre d’un Roi étranger, ennemi du Prince, eutla hardiesse de lui imposer dans une lettre, qui futrendue publique, par quelles voyes il vouloir mon-ter fur le trône, aux dépens de la vie du jeune Roi;d’autrçs répandirent 1$ bruit, que le Prince ayant