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mis un jour une pouííìere odoriférante fur k maindu jeflhe Roi, asin qu’i! Ia respirât, le Gouverneurdu petit Roi souffla la poussière, & fit laver la maindu Roi, comme si on y eut misdu poison ; d’au-tres enfin disent, que le Prince ayant sait servir lacollation dans un de les châteaux au jeune Roi, leGouverneur ne voulut pas permettre, que le Roimangeât autre chose que ce qu’il avoit apporté aveclui; mais ces discours populaires n’ayant £)cunfondement, íè font détruits d’eux-mêmes, &on àvû le Roi, plein de vie & de santé, faire les délicesdu peuple......
Glaces auxDieux, di tPisan, nous voici au châ-teau; je crois que Monsieur auroitallongé Ion hi-stoire d’une heure, s’il y eut eu encore une lieuëde chemin à taire; je lui ai cent fois íòuhaitté : e dé-faut i'Egnatius ; j’aurois mieux aimé qu’il n’eutpas tant chargé son histoire, & qu’il eut été pluscourt: vous voudriez peut-être, dit Samar, quej'euílê raitcomrre celui qui en un quart d’heurera-conta toute l’histoiredu monde depuis là création;vons n’y étés pas, répartit Pifòn, mais je voudroìsque vous nem’euífiez dit que la moitié de l’histoirede Rdofan , & laissé l’autre moitié â deviner; lepetit portrait que vous nous en avez fait l’autrejour est plus de mon goût que vôtre grand détail ;de plus, il faut vous en croire fur votre parole; jene lai, si tout le monde diroit autant de bien de cePrince que vous en dites; vous ne lui donnez pasun seul vice, ce qui fait que je vous soupconne deflatterie; il n’y a point d’homme, qui n’ait quel-que défaut ; tracer le portrait d’un homme sanstache, c’est ne pas vouloir être crû: vous avez,dit S.rmar , un si grand penchant â croire du maldes autres, que vous ne sauriez cn entendredire dubien ; je vous ai représenté le Prince de Rel fat- telqu il étoit ; j’aurois pû vous k represenret tel qu’ilK 2 auroic