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Les avantures de Pomponius, chevalier romain, ou, L'histoire de notre tems / [Verf.: Labadie; Hrsg.: Prévost]
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rent un portrait du Roi petit-íìls de Megar , qui por-toit au col ['Ordre du Pavillon, avec unè médaillé étoient ces mots, Je préféré la liberté à la vie }ils lurent la liste des chevaliers de cet ordre, & des-cendirent par un escalier tournant, dans unegalle-rie, étoient représentées les dames & les Prin-cesses , qui avoient vécu fous le régné de ce Roi,il y en avoir de toutes les façons, & ce qui faifoitplaisir avoir, elles étoient toutes belles; jamaisune dame ne se fait tirer, quand elle vient fur leretour; ily en avoir quelques unes, qui étoientbridées dune guimpe ; PriCcus les trouvoit assezmodestes.

Pomponius en ayant envisagé une qui sous sonvoile cachoit plus dappas que jamais les poètes nenattribuèrent à la Déesse de Cìibere , fut curieux desçavoir qui cétoit, & demanda à Samar sil étoitpossible quune dame eut réuni en elle tant debeautés & tant de charmes; elle étoit encore plusbelle, dit Samar , quelle ne vous paroît; le pein-tre na pas réûstì á tirer íà bouche; il y avoir futses levres mille agremens, que le peintre naimiter; cette dame étoit fille du Prince AsPelofanjquoi, di tPifon, est-ce la Princesse Jerdreb? cor-

bleu, elle.non, répartit Samar} cest fa

cadette; cette dame, qui sembloit nètre au mondeque pour monter fur le rhrône, après avoir mé-dité à fond fur le néant des choses du monde, leméprisa avec toutes ses pompes, & se retira en Ich-tyopbagie , elle y vécu t quelque terns fans emploi;mais l'on mérite , plutôt que la naissance layantdistinguée, elle fut cluë Princesse du pays ; le Prin-ce àzRdofan eut beaucoup mieux aimé quelle eutconsenti à affermir son thrône par une nouvellealliance, que de renoncer aux doux plaisirs de lhy-men: nayant vaincre fa résolution, il lui fit,dans 1 état quelle avoir choisi, tout le bien quelleK z pouvoir