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pouvoir attendre d’un perepuisïàmmcnt riche: lesfréquentes visites qu’il lui rendit furent suspectesau peuple médisant, qui débita , qu’aprcs la mortde la Princesse Jcrdrcb, le Prince, pour nepas avoirdes inclinations étrangères, a vol t tourné route íbnaffection vers l’aimable Princesse d 'Ickryopb.igie \cette dame avoir encore plus d’èlprit que de beau-té: Eile riavoit rien épargné pour le cultiver ; ju£qu’à tenir un Druide à ses gages, pour lui appren-dre les plus profonds misteres de fa religion ; elleavoir le cœur noble & bien placé; elle étoit bonneSc compatissante; íbn grand vif Pempêchoit des’exprimer facilement, quoiqu’elle le fit avec grâ-ce , quand elle parloir un peu de tems de fuite :mais cequ’elle avoir de particulier, & qui siedfortbien à une dame, elle ne difoit jamais rien que desensé, deiolide, de judicieux, ou d’obligeant; sesmœurs croient douces, íà conversation familière;fans trop faire valoir íà grandeur, eile sçavoit parson seul mérite, exiger ie respect qui étoit dû à fanaiíîànce ; ceux qui ne la consideroient que com-me Princesse, croient étonnez, qu’elle n’avançatpas son Druide; mais ceux qui connoifíòient lala force de son jugement, étoient obligez d’avoiier,qu’elíc avoir sçû pénétrer au travers d’un nuageépais de Plvlosopbismc. , pour íê convaincre qu’ilfalloir, pour une fortune plus elevée, plus de mé-rite que rien avoir son Druide; elle vivoit dansune grande union avec les dames de íà compagnie;n’yavoir-il pas des hommes, dit Pompanìus, autemsquevivoiteettebeauté ? oui, répartit Samar,il yen avoir ; plusieurs meme firent exprès le voya-ge d 'Lhtyophagie pour lavoir; mais si elle charmatour le monde, personne ne fut assez heureux pourenlever son cœur ; cependant elle n’étoit pas de cesbeautez farouches, qui ne fe montrent qu’auxgrands jours, ou qui íònt un crime de quelques
oeillades