PHILOS. ET POLITIQUE. t 3£
& développé les sources de l’économie ruraledes Chinois.
La première est le caractère de la nation laplus laborieuse que l’on connoisse, & l’une decelles dont la constitution physique exige lemoins de repos. Tous les jours de Tannée fontpour elle des jours de travail, excepté le pre-mier, destiné aux visites réciproques des famil-les , & le dernier, consacré k la mémoire desancêtres. L’un est un devoir de société, l’autreun culte domestique. Chez ce peuple de sages,touc ce qui lie & civilise les hommes est Reli-gion , & la Religion elle-même n’est que la pra-tique des vertus sociales. C’est un peuple mûr& raisonnable, qui n’a besoin que du frein desîoix civiles pour être juste. Le culte intérieurest T amour de ses pères , vivans ou morts ; leculte public est l’amour du travail ; & le tra-vail le plus religieusement honoré , c’est Ta-griculture.
On y révéré la générosité de deux Empe-reurs , qui , préférant l’Etat k leur famille ,écartèrent leurs propres enfans du trône, poury faire asseoir des hommes tirés de la charrue.On y vénéré la mémoire de ces laboureurs ,qui jetteront les germes d u bonheur & de lastabilité de l’Empire , dans le sciir fertile dela terre ; source intarissable de la reproduction
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