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Premiere partie, qui contient l'histoire ancienne.
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tantôt avec moins d’éclat ; mais c’est toujours la mêmeEglise ; invariable dans ses dogmes & dans les principesde fa morale. Cette stabilité inébranlable est l’attribut es-sentiel de l’Eglisc, il ne convient aucunement aux autresSociétés qui s’en font séparées; celles qui subsistent doi-. vent prclsentir leur chute future par leurs variations con-! tinuelles', par leur nouveauté, & par l’annéantiisementdeceux qu’ils ont imités dans leur séparation.

Mais le cœur ne prend pas moins de part que l’espritdans la lecture de l’Histoire de ces premiers temps. Quel-le pureté, quelle simplicité dans les mœurs des premier?Fidèles ? Ce n’est point la philosophie qui leur inspire! cette droiture de sentimens. Les premiers Chrétiens n’é-|j toient rien moins que philosophes: c’étoient des gensdu monde que la grâce touchoit & qui s’abandonnoient| ! aux seules maximes de l’Evangile. Ils ignoroientou mé-I* prifoient la doctrine de Platon & de Pithagore , qui ne1 flattoit que l’esprit & l’imagination, & qui ne suggeroittout au plus qu’une justice extérieure , au lieu que lespremiers Chrétiens se livroient intérieurement aux régiesque leurs prescrivaient les Apôtres ou leurs successeurs.La Loi nouvelle ne cherche qu’à dompter la volonté ,presque toujours rebelle à l’esprit, pour la soumettre àdes pratiques opposées à tous les désirs de l’humanité,au lieu que les Philosophes donnoient dans des écarts,qui loin de s’oppofer à la cupidité, tendoient au contrai-re à la soutenir, & à la flatter. La Philosophie mal enten-due en s’introduisant dans l’Eglisc y causa les désordresdont l’Histoire nous a conservé la connoiísance. Il a fal-lu pour affermir l’Econômiede la foi & de la morale quela Religion contraignît la Philosophie de se renfermeri dan s les bornes qui lui font propres.

| La lecture de l’Histoire de ces premiers temps ne doitjamais être séparée de ces réflexions, qui se sont sans au-cune perte de temps, ni fans s’écarterde l’objet que pré-sente l’Historien. Je crois qu’on doit continuer la même, lecture sans,aucune interruption , pour avoir toujoursprésent à l’esprit le progrès inaltérable de la même Reli-