GERMINAL.
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des reins, elle la soulevait et la replaçait. Le poids étaitde sept cents kilogrammes.^-Lui, surpris, honteux, bé-gayait des excuses.
Ilfallut qu’elle lui montrât à. écarter les jambes, à s’arc-bouter les pieds contre les bois, des deux côtés de la gale-rie, pour sc donner des points d’appui solides. Le corpsdevait être penché, les bras raidis, de façon à pousserde tous les muscles, des épaules et des hanches. Pen-dant un voyage, il la suivit, la regarda filer, la croupetendue, les poings si bas, qu’elle semblait trotter àquatre pattes, 'ainsi qu’une de ces bêtes naines qui tra-vaillent dans les cirques. Elle suait, haletait, craquaitdes jointures, mais sans une plainte, avec l’indifférencede l’habitude, comme si la commune misère était pourtous de vivre ainsi ployé. Et il ne parvenait pas à en faireautant, ses souliers le gênaient, son corps se brisait,à marcher de la sorte, la tète basse. Au bout de quelquesminutes, cette position devenait un supplice, une angoisse-intolérable, si pénible, qu’il se mettait un instant àgenoux, pour se redresser et respirer.
Puis, au plan incliné, c’était une corvée nouvelle. Ellelui apprit à emballer vivement sa berline. En haut et enbas de ce plan, qui desservait toutes les tailles, d’unaccrochage â un autre, se trouvait un galibot, le freineuren haut, le receveur en bas. Ces vauriens de douze àquinze ans se criaient des mots abominables ; et, pour lesavertir, il fallait en hurler de plus violents. Alors, dèsqu’il y avait une berline vide à remonter, le receveurdonnait le signal, la herscheuse emballait sa berlinepleine, dont le poids faisait monter l’autre, quand lefreineur desserrait son frein. En bas, dans la galerie du" nd, se formaient les trains que les chevaux roulaientjusqu’au puits.
— Ohé! sacrées rosses! criait Catherine dans le-plan, entièrement boisé, long d’une centaine de mè-