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Germinal / par Émile Zola
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LES ROUGON-MACQUART.

dans ses rapports avec les ouvriers. Il était vêtu commeeux, barbouillé comme eux de charbon; et, pour les ré-duire au respect, il montrait un courage à se casser lesos, passant par les endroits les plus difficiles, toujoursle premier sous les éboulements et dans les coups degrisou.

Nous y sommes, nest-ce pas? Dansaert, demanda-

t-il.

Le maître-porion, un Belge à face épaisse, au gros nezsensuel, répondit avec une politesse exagérée :

Oui, monsieur Négrel... Voici lhomme quon a em-bauché ce matin.

Tous deux sétaient laissés glisser au milieu de la taille.On fit monter Étienne. Lingénieur leva sa lampe, leregarda, sans le questionner.

Cest bon, dit-il enfin. Je naime guère quonramasse des inconnus sur les routes... Surtout, ne re-commencez pas.

Et il nécouta point les explications quon lui donnait,les nécessités du travail, le désir de remplacer les femmespar des garçons, pour le roulage. Il sétait mis à étudierle toit, pendant que les haveurs reprenaient leurs ri-velaines. Tout dun coup, il sécria :

Dites donc, Maheu, est-ce que vous vous fichez dumonde !.. Vous allez tous y rester, nom dun chien !

Oh ! cest solide, répondit tranquillement lou-vrier.

Comment! solide!... Mais la roche tasse déjà, etvous plantez des bois à plus de deux mètres, dun air deregret! Ah! vous êtes bien tous les mêmes, vous vouslaisseriez aplatir le crâne, plutôt que de lâcher la veine,pour mettre au boisage le temps voulu !... Je vous priede métayer ça sur-le-champ. Doublez les bois, entendez-vous !

Et, devant le mauvais vouloir des mineurs qui discu-