DES LIVRES ET DES MAKUSCfitTS
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la legislation juive a fait de Jerusalem ä la eote duMalabar, justifie le prix que les savants y altachent etlo detail avec lequel nous en avons parle. La biblio-tlieque de Vienne contient nn manuscril mexicaincouvert d’hieroglyphes inexplicables et inexpliques :Fernand-Cortes l’envoya ä Charles-Quint, son maitre;trace sur peau de chevreau et recouvert d’un enduitblancbätre, i! prouve, par sa ressemblance avec les ma-nuscrits liebreux et orientaux de l’epoque primitive,l’aptitude des hommes de tous les pays et de tous lestemps ä suivre les m&mes procedes dans la creationdes in dustries.
On doit placer en seconde Jigne le parchemin, queles Romains nommaient pergamena (Pergame etait lecentre de ce commerce), et qu’ils appelaient aussimembrana. Le parchemin n’est pas abandonnc par lesmodernes. Les premiers historiens grecs en rapportentl’usage ä une epoque tres-reculee. L’ecriture sur par-chemin exige l’emploi d’une plumo trempee dans unematiere colorante. « Bonne methode (dit Quintilien)<( pour ceux qui ont la vue faible. Mais quant aux« autres, je leur conseille d’employer les tablettes de« eire : les caracteres y paraissent moins nettementö sans doute, et fatiguent la vue; mais l’elan de l'es-« prit n’est pas brise a chaque instant et interrompu« par la necessite de noircir sa plume : on n’inter-« rompt pas de moment en momenl le travail ardent« de la pensee. » Ceux qui ignorent la difficulle im-mense de la composition originale, les obstacles quis’opposent ä la reproduction fidelc de l’ideal formedans l’esprit, liront peut-etre avec dedaiti la minntieuserecommandation du critique, ainsi que la note sui-