HG DES LIVRES ET DES MANUSCRITS
vante de Gceihe contenue dans ses memoires. Cettenote nous semble trop analogue au passage de Quinti-lien pour que nous ne la reproduisions pas. « Lorsque« je sens l’inspiration naitre, dit-il, je prends le« crayon et je quitte la plume. La plunie a des ca-« price-s; eile bruit et crache sous la rnain qui la« conduit. Le crayon rapide obeit sans resislance. »
La plupart des manuscrits anterieurs au vi e siedesont sur parchemin et sur velin , materiaux extreme-raent durables. LTiumidite, la chaleur, le laps dutemps ne les aneantissent pas. Les Romains preleraienten general le parchemin le plus mince. S’agissait-ilde manuscrits precieux; on les teignait en pourpre, enbleu fonce, en violet. Souvent on mdait a la teintureune liqueur extraite du bois de cedre el destinee äconserver le manuscrit. Les titres en encre rougeappartenaient aux ocuvres de luxe. Parmi les pluscurieux manuscrits que possede la Grande-Bretagne,ciions le Codex Cottonianus de la Version grecque duVieux Testament, ecrit sur parchemin en lettres on-ciales. Aucun manuscrit de cette Version ne peut seglorißer d’une antiquite plus reculee. Henri VIII lereQut de deux eveques grecs qui l’apporterent dePhilippes; il passa ensuite des mains de la reineElisabeth dans celles de sir John Fortescue, son mai-tre de grec. On croit qu’il remonte ä la fin du iv e ouau eommencement du v° siede; la meine date estaltribuee a un autre manuscrit de la meme bibliothe-que, contenant une partie du Kouveau Testament, engrec, et ecrit en caracteres d’argent sur un fond depourpre dout les siecles ont päli Pincarnat.
S’est-on jarnais servi, en guise de papier (comme le