rr8 Eloge
tre dont il eíl vrai que la réalité n’étoítpoint'à craindre, mais dont le nom étoitfort dangereux. Le V.Maìebranchepomdonner une déclaration publique de cequ’il pensoit fit son Traité de VAmour deI>ieu en 1697. Là fans attaquer personne,£c sans nommer seulement le P. Lami, ilexpose selon íès principes quel doit êtrecet amour, & comment il est toujoursintéressé, mais il faut convenir qu’il nele met guere plus à la portée du commundes hommes , que l’amour désintéressé duP .Lami. Après cet Ouvrage, qui n'estnullement fur le ton de dispute , & quirenferme tout ce que le Pere Maie bran-che pouvoit dire d’instvuétif sur ce sujet,il en parut d’autres qui ne font que la dis-pute avec peu d’instruction. Le P .Lamisoutint qu’il avoit bien pris 1a pensée duP. Makbranche , mais que celui-ci enchangeoir. Le P. Malebremche nia forte-ment l’un & l'autre. II se plaignoitqu’a-près que M. Régis l’avoit accusé de favo-rises le Sentiment à'Epicure sur les plai-sirs, le P. l'accusent d’une Morale si
pure qu’elle excluoit tout plaisir dc l’a-mour de Dieu. 11 a fait souvent cetteplainte de n’être pas entendu, & mêmede M. Arnaud. Ses Idées métaphysiquesfont des elpeces de points indivisibles -, si
00