50 6 Eloge
dans cette occasion, il l’a fait dans uneautre. L’un de Messieurs Bernoulli ayantvoulu conjecturer quelle étoit l’hiltoirede ses méditations mathématiques, il l’ex-posc naïvement dans le mois de Septem-bre i6pi. des ABes de Leipfic. II dit qu'ilétoit encore entierement neuf dans la pro-fonde Géométrie étant à Paris en 1672,qu’il y connut l’illustre M. Huygens quiétoit après Galilée £í Eescartes celui à quiil devoit le plus en ces matières, que lalecture de ion Livre de Horologio Oscilla -torio, jointe à celle des Ouvrages àePas-caty & de Grégoire de saint Vincent , luiouvrit tout d’un coup l’efprit, & lui don-na des vues qui l’étonnerent lui-même,& tS’ds ceux qui íàvoicm combien il étoitencore neuf, qu’aussi-tôt il s’offrit à luiun grand nombre de Theoremes qui n’é-toient que des Corollaires d’une Métho-de nouvelle, & dont il trouva depuis unepartie dans les Ouvrages de Gregory , deBarrow ì & de quelques autres; qu’enfinil avoir pénétré jusqu’à des sources pluséloignées & plus secondes, 6 c avoit sou-mis à l’Analyse ce qui ne l’avoit jamaisété, C’est son Calcul dont il parle. Pour-quoi dans cette histoire qui paroît si sin-cère, &c si exempte de vanité, n’auroit-il pas donné place à M. Newton ? Il est