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MEMOIRES
suum, juxia piorum homlnum qui hicjacent corpora,lutmaretur.
Tuvero, quicunque es, quem in hanc domum pie-tas adJucit, tuœ ipse mortalitatis ad hune aspectumrecordare, et ctarissimam tanti viri memoriam pre-cibus potins quant elogiis prosequere.
souhaiter d’être enterré sans aucune pompe dansce cimetière avec les humbles serviteurs de Dieuqui y reposent, et auprès desquels il a été mis,selon qu’il I’avoit ordonné par son testament.
O toi, qui que tu sois , que la piété attire en cesaint lieu , plains dans un si excellent homme latriste destinée de tous les mortels , et quelquegrande idée que puisse te donner de lui sa répu-tation , eouviens-toi que ce sont des prières, etnon pas de vains éloges qu’il te demande.
NOTES DES MEMOIRES
SUR. LA VIE ET LES OUVRAGES DE JEAN RACINE»
1 Le peu qu’en a écrit M- Perrault, dans sesHommes illustres , est vrai, pareequ’il consulta lafamille : et, par la même raison , l’article du Sup-plément de Moréri, 1735 , est exact: mais le P.Niccron et les ailleurs de l’Histoire des théâtresn’ont fait que compiler la Vie qui est à la lèle del’édition de 1736, ou la lettre de M- de Valineour,les notes de Brossetle , et le Bolæana, recueil trèspeu siîr en plusieurs endroits. J’aurai occasiond’en parler dans la suite. L. Racine.
3 JïMe y mourut le is août 1662. Voyez le Né-crologe de Port-Roval.
3 Lorsqu’en i658 le cardinal de Richelieu eutfait arrêter l'abbé de Sainl-Cyran . il envoya ordreà Antoine Ee Maistre et à Le Maistre de Sérîcourtde quitter Port-Royal ; et les deux frères allèrentchercher une retraite à la Ferlé-Milon , chez ma-dame Vilart, tante de Racine.
* Il y a évidemment ici une erreur sur l’âge deRacine. Uétoitné en décembre 1G.ô9. Il sortit ducollège de Beauvais, dit l’auteur des Mémoires ,en oclobre i655 : il avoit donc près de seize ans.Il resta ensuite trois ans à Port-Royal , et fut en-voyé en oclobre i658 au collège d’Harcourt àParia. 11 avoit donc alors près de dix-neuf ans , etcependant il est dit dans ce paragraphe, n’ayantencor? que quatorze ans*
s Marie Desmoulins, aïeule paternelle de Ra-cine.
6 M. Le Maistre mourut le 4 novembre i658.A cette époque , Racine n’étoit plus à Port-Royal ;il éloit au collège d'Harcourt depuis le mois d’oc-tobre précédent : d’où il faut conclure que M. Ila-mon , médeein de Port-Royal, 11e veilla pas à sesétudes après la mort de M. Le Maistre.
1 S’il n'a pas fait cette traduction à Port-Royal,il l’a faite à Uzès : c’est un ouvrage de sa jeunesse.Quoique la traduction soit lionne , un fragment sipeu considérable ne méritoit peut-être pas d'êtreimprimé; il le fut cependant, chez Gaudouin, en1732. On a mis àla tête une lettre sans date d’an-née, qui m’est inconnue, et ne se trouve point
parmi les autres lettres écrites à Boileau, qui sontentre mes mains. L. Racine.
8 Lancelot eut la plus grande part à la célèbregrammaire de Port-Royal. On lui doit aussi lesmeilleurs éléments des longues grecque, latine,espagnole, ilalienne, et plusieurs autres ouvrages,lls’étoit chargé, d’enseigner le grec à Racine, etc’étoît le plus grand service que l’érudition pdtrendre au talent. A. Martin.
9 Ces odes se trouvent dans cette édition. Ellessont tPun grand intérêt, puisqu’elles offrent lepoint d’où Racine est parti pour arriver jusqu’àAihalie. A. Martin.
10 11 y a encore ici une erreur sur l’âge de Ra-cine, erreur qu’il est facile de rectifier, d’aprèsnotre observation précédente. Non» croyons devoirciter la pièce entière , en plaçant des guillemetsaux vers que Louis Racine avoit supprimés. A. M.
n On reconnoît dans cette pièce un jeunehomme nourri des bons poêles latins , dont il saitemployer à propos les tours et les expressions. C'esten imitant les anciens dans leur langue , que Ra-cine est parvenu à servir à jamais de modèle dansla sienne. GrorrRov.
Elle fut condamnée uniquement commeversion en langue vulgaire. L. R. Ces hymnes sontrecueillies dans cette édiiion.
lS Ce n’est pas ce sonnet, comme le croitLouis Racine, qui attira à son père les répriman-des de Tort-Royal, mais bien un sonnet composéà la louange du cardinal de Mazarin, à l'occasionde la paix des Pyrénées. Voyez la première lettredo Racine à l’abbé Le Vasseur : elle ne laisse au-cun doute à ce sujet. À. Martin.
1 '• C’est une erreur. M. Vitart, inlondant de lamaison de Cbevreuse, chez qui Racine fut em-ployé pendant quelques années au sortir du collège,étoil son cousin , et- non son onde. A. Martin.
15 On croit cependant que ce fut à cette époque,et pendant son séjour dans cette délicieuse conlrée,qu’il éprouva les premiers traits de cette passiondont il fut dans la suite un si habile peintre. A. M.