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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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206 VARIANTES

Ibid., rers 78.

J’espérais d’y verser mon sang après mes larmes.scène v , vers 1C.

Tu verras le sénat m’apporter ses hommages,

Et le peuple de fleurs couronner nos images.

Ibid. ; vers 36.

T)e son règne naissant célèbre les prémices.

Je prétends quelque part à des souhaits si doux,l’hénice : allons nous joindre aux vœux qu’un faitpour nous.

ACTE II.scène ii, vers 18.

Je me propose un plus ample théâtre.

Ibid., vers 33.

N’en doutez point, seigneur : soit raison, on caprice.Ibid., vers 71.

Et vous pourriez, seigneur, sans blesser nos regards.Ibid., vers iox.

Avec tout mon amour, Paulin, et tousses charmes.Ibid., vers 144-

Que la perte d’un cœur qu’elle a trop mérité.

Ibid., vers 177.

Ma main avec plaisir apprit à se répandre.scène in, vers 3.

I)e vos nobles desseins, seigneur, qu’il voussouvienne.

scenu iv , vers 35.

Pourquoi des immortels attester la puissance?

Ibid. , vers 5g.

Moi,qui mourrais le jour qu’on viendrait m’interdire...

NOTES DE

1 Suet., in Tito, cap. vu. A. Martin.

2 Et qui doute que ce qui a pu fournir, etc. Ra-cine appuie ici une doctrine très saine d’un argu-ment très vicieux. Il est fort douteux que ce quipeut fournir la nature d’un chant de poème épiquepuisse suffire pour le sujet d’une tragédie. L’épopéeest toute en descriptions et eu récits merveilleux ;la tragédie doit être toute en action et en passion :il n’en est pus moins vrai que la simplicité d’actionest un des préceptes de l’art dramatique. Geoffroy.

s « Et où la narration occupe beaucoup deplace. « Ces mots , que l’on trouve un peu après ,et dont la durée ne doit être que de quelques heures,ue sc trouvent pas dans la première édition.

4 « Deuique sit quod vis , simplex dunlaxat, etunum. h IIorat. , De Arte poet.

6 « Pour n’avoir pas oblcnu les armes d’Achille.»

6 L’abbé île Villars, auteur du Comte de Gabalis,et d’une pesante critique de Bérénice .

7 Protase , l’exposition du Bujet. Geoffroy.

8 « Très proche. »

9 Un amant et une maîtresse qui se quittentne sont pas sans doute un sujet de tragédie. Si onavoit proposé nntclplan à Sophocle ou à Euripide,

DE BÉRÉNICE.

ACTE IJI.scène i, vers 6.

Mais, comme votre ami, que ne puis-je vous dire?scène 11, vers 1.

.Enfin , seigneur, vous n’êles point parti.

ACTE IV.scène v, versi6.

Aidez-moi, s’il se peut, à vaincre ma faiblesse.scène vi, vers 24.

Seigneur, de vos adieux la nouvelle est semée.scène vn, vers 10.

Allez, seigneur , allez vous montrer à sa vue.scène vm, vers 8.

Allons, seigneur, passons dans la chambre prochaine :

Venez voirie sénat.

ACTE V.scène v, vers 22.

Ces chiffres, où nos noms enlacés l’un dans l’autre.scène vi , vers 7.

Je m’attendis, madame , à touteslesdouleurs.

Ibid., vers 35.

Et je vois bien qu’après tous les pas que j’ai faits.scène vu , vers 5.

.Je crois tout : je connois votre amour.

Mais vous, connoîssez-moi, seigneur, à votre tour.Ibid. , vers 16.

Mais croiriez-vous, seigneur, en ce moment fatal.

BÉRÉNICE.

ils l’auroient renvoyé à Aristophane. L’amour quin’est qu’amour, qui n’est point une passion ter-rible et funeste, ne semble fait que pour la co-médie, pour la pastorale ou pour l’églogue. Ce-pendant Iïénrieltfi d’Angleterre, belle-sœur deLouis XIV , voulut que Racine et Corneille fissentchacun une tragédie des adieux de Titus et de Bé-rénice. Elle crut qu’une victoire obtenue sur l’a-mour le plus vrai et le plus tendre ennoblîssoit lesujet, et en cela elle ne se trompoil pas. Mais elleavoit encore un intérêt secret à voir cette victoirereprésentée sur le théâtre : elle se ressouvenoit dessentiments qu’elle avoit eus long-temps pourLouis XIV , et du goût vif de ce prince pour elle.Le danger de cette passion , la crainte de mettre letrouble dans la famille royale, les noms de beau-frère et de belle-sœur, mirent mi frein à leurs dé-sirs; mais il resta toujours dans leur cœur uneinclination secrèLe,toujoui s chère à l’un et à l’autre.Ce sont ces sentiments qu'elle voulut voir déve-loppés sur la scène, autant pour sa consolationque pour son amusement. Elle chargea le marquisde Dangeau , confident de ses amours avec le roi,d’engager secrètement Corneille et Racine à ira-