ACTE y, SCÈNE VI. 28a
L'Lï.'SE.
• Et ses propres fureurs ici l'ont amenée.
Oui, c'est moi qui long-temps, coutre elle et contre
• Elle me voit, m’entend ; elle est devant vos yeux ;
TOUS ,
• Et c’est elle, en un mot, que demandent le»
Ai cru devoir, madame, affermir votre époux';
■ dieux. ►
Moi qui, jaloux tantôt de l’honneur de nos armes,
Ainsi parle Calchas. Tout le camp immobile
Par d’austères conseils ai fuit couler vos larmes ;
L’écoute avec frayeur, et regarde Eripliile..
Et qui viens, puisque enfin le ciel est apaise,
Elle étoit à l’autel, et peut-être en.son cœur
Réparer tout l’ennui que je vous ai causé S£> .
Du fatal sacrifice aecusoii la lenteur.
CLYTEMNBSTIIE.
Elle-même tantôt d’une course subite ,
51 n fille ! Ah , prince ! 0 ciel.’ Je demeure éperdue.
Étoit vernie a tu Grecs annoncer votre fuite.
Quel miracle, seigneur, quel dieu me l’a rendue ?
On admire en secret sa naissance et son sort.
BI.ISSK.
Mais, puisque Troie enfin est le prix de sa mort, :
Vous m’en voyez moi même , en cet heureux ruo-
L'armée à liante voix se déclare contre elle,
ment,
Et prononce à Calchas sa sentence mortelle.
Saisi d'horreur, de joie et de ravissement 100 .
' Déjà pour la saisir Calchas lè'e le bras :
Jamais jour n'a paru si mortel à la Grèce 101 .
♦ Arrête , a-t-elle dit. et ne m’approche pas.
Déjà de tout le camp la discorde maîtresse
« Le san ; de ces héros dont lu me lais descendre
Atoll sur tous les yeux mis son bandeau fatal,
« Sans les profanes mains saura bien se répandre. »
Et donné du combat le funeste signal.
Furieuse , elle vole , et, sur l’autel prochain ,
De ce spectacle aflVcux votre fille alarmée
Prend le sacré couteau, le plonge dans son sein.
Vovoil pour elle Achille, et contre elle l’armée;
A peine son sang coule et fait rougir la terre ,
Mai», quoique seul pour elle, Achille furieux
Les dieux font sur l’autel entendre le tonnerre ;
Epouvanloit l’armée, et partageait les dieux.
Les yenls agitent l’air d’heureux fléimsfciuenis,
Déjà de tiaits en l’air s’élevoit un nuage :
El la nier leur répond par des mugissements ;
Déjà couloit le sang, prémices du carnage :
La rive au loin gémit, blanchissante d’écume;
Entre les deux parti» Calchas s’esi avancé ,
Lu flamme du bûcher dTllc-méme s’allume ;
L’œil farouche , l’air sombre, et le poil hérissé 10î ,
Le ciel brille cT éclairs, s’enlr’ouvre , et parmi nous
Terrible, el plein du dieu qui l’ngitoil sans doute :
Jcite'une sainte horreur qui nous rassure tous.
« Vous, Achille, a t-il dit, et vous, Grecs, qu’on
Le soldai étonné dit que dans une nue
« m’écoute.
Jusque sur le bûcher Diane est descendue;
« Le dieu qui maintenant vous parle par ma voix
Et croit que , s’élevant au travers de ses feux.
« M’explique son oracle, et m’instruit de son choix.
Elle portoit au ciel notre encens et nos vœux.
« Un autre sang d’Hclène , une autre Iphigénie
Tout s’empresse, tout part. La seule Iphigénie
« Sur ce bord immolée v doit laisser su vie.
Dans oe commun bonheur pleure son ennemie.
« Thésée avec Hélène uni secrètement
Des mains d’Agamenmon tenez la recevoir :
• Fit succéder l'hymen son enlèvement :
Venez : Achille el lui , brûlant de vous revoir,
« Une fille en sortit, que sa mère a celée ;
Madame, et désormais tous deux d’inirlligt nce,
« Du nom d’Tphigcnie elle fut appelée.
Sout prêts à confirmer leur auguste alliance.
« Je vis moi-même alors ce fruit de leurs amours :
CI.ÏTEMNESTRE.
« D’un sinistre avenir je menaçai scs jours.
Par quel prix, quel encens , ô ciel, puis-je jamais
« Sous un nom emprunte sa noire destinée
Récompenser Achille, et payer tes bienfaits ’ 0i .
VARIANTES D’IPHIGÉNIE.
ACTE II.
ACTE V.
scène r, vers 97.
scène ni, vers 3.
Enfin mes foiblcs yeux cherchèrent la clarté.
Non, madame, il suffit que vous nous commandiez.
Ibid., vers i 55 .
Que je vous plains, madame! et que pour votre
bcènb vi, vers 1.
vie...
Non, madame, elle vit, et les dieux sout contents.
ACTE IV.
scène vi, vers 21.
Vous croye,z qu’approuvant vos desseins odieux.