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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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NOTES DK P H JS DRE.

conversation ordinaire, tu n’as pas voulu, est unemanière de peindre .le désordre et la vivacité dusentiment qui préoccupe l’àtne , et cette manièreest propre à l’auteur. La IIarfe.

38 Comme ce vers et le suivant sont pleins detristesse l Le r.ceur gros est une plirase familière;mais que ne reléveroient pas les soupirs qu'il ■n’a.point écoutés ? C'est ainsi que l’on tire parti, enpoésie , «le toutes les sortes de langage. La IIarve.

* 9 Traduction de cel hémistiche de Virgile :

Usque aileone mori miscrum est?

40 La'grammaire demande appuyiez. Voyez unenoie sur le même sujet, Mithcidaie, acte ÏII,scène ni.

41 Combattu, mot impropre pour attaqué, me-nacé, en danger. Trois vers plus haut, Racineavoit placé le mot propr e :

Que ne demande point votre honneur menacé?

Geoffroy.

A ' î Vainement le poêle a voulu par une épi-thète motliiier une expression qu’il sentait bienfire ici en sens contraire. Persécuteur ne peutjamais cire pris qu'en mauvaise pari. On peutpoursuivre les méchants; mais on ne persécuteque la vertu: oo sont deux nuances que noirelangue ne permet pas de confondre, cl le vers deRacine , quoique nombreux , forme une disso-nance réelle entre, la pensée et Jes mots. C’est anreste la seule incorrection de ce morceau , d’ail-leurs plein d’une noblesse qui caractérise h: (ilsde Thésée. La Harpe.

45 De son travail ne paroît pas une expressionnoble et heureuse; niais on hésite à prononcer,lorsqu’on pense qu’il ne tenoit qu’à llucine demettre ses travaux, et qu’il a préféré son travail.

Geoffroy.

44 M'ont regardé ; expression tirée de la Bible,pour dire ont eu pitié de moi, m’ont regardé favo-rablement. Geoffroy.

4£ Dans toutes les éditions faites pendant la viede Racine, Théramètie ne sort point avec Thé-sée : il reste sur la scène avec Ilîppolyle dontil est le gouverneur. Luucan de Boisjermuin clLa Harpe ont fait sortir Théraniène : mais Kaciiicn’avoit pas violé lu règle qui veut que les entréesel les sorties soient motivées.

16 C’est dans l’édition d’Amsterdain, i7?io,qucl’on trouve pour la première fois ce vers refait dela manière suivante :

Phèdre < pargnoit toujours un père déplorable.

Luneau , La Harpe , el M. T)idot, ont adoptérette prétendue correction, qui n’est certaine-ment pas de Racine. Geoffroy.

47 La pensée est d'Euripide, ainsi que toute lascène; mais dans ce début l'imitateur l’emportesur l’original, Euripide a gâté sa pensée eu la dé-layant trop, en l’exposant mal. Racine l’a embellieet perfectionnée par la grâce el l’élégance du tour.( Voyez Vllippolyle d'Euripide, art. IV, sc. v. ) G.

48 S’il eût dit tes yeux impudiques, on auroit puen cire blessé , pareeque le mot impudique est dés-agréable à nos oreilles, et n’entre guère que dansle style moral et religieux. Il ne choque point ici,par deux raisons : pareequ’il exprime l’indigna-tion et le mépris, el pareequ’il est placé de ma-nière que l’oreille ne s’y arrête pas , la fin du verstombant sur le mot yeux. H n’est pas hors depropos de faire sentir quelquefois ces petites déli-catesses de diction , dont la connoissance u’est pasune petite chose , et qui font voir combien l’artdes vers est difficile. La Harpe.

49 Cette scène, l’une des plus belles de la pièce,appartient tout entière à Euripide; mais, d’aprèsle caractère des deux nations, le pocke grec y amis plus de simplicité et de naturel, plus d’aban-don el de chaleur ; le poêle françois, plus de pré-cision et de noblesse , un choix plus délicat et ungoûL plus fin. Geoshiot.

5 " A ne vous point mentir: nous avons déjà re-marqué la fuiblesso de ces hémistiches. G.

51 Ecarter pour séparer: c'est une ellipse; ilfaut sous-entendre l’un de l’autre. Geoffroy.

ji Hans la première édition , Ismène ne fait paspartie des personnages de celle scène.

5 ' Comme il n’y a point d’auteur plus sobred’antithèses que Racine, on peut dire qui; celle-làest assez commune pour qu’il ait dû n’en pas faireusage. L i Harpe.

84 }Ie dérober pour m’enfuir, n’est pas exact ; onne dit pas dans un sens absolu , se dérober, commeun dit s’enfuir ; mais il me semble qu’on peut ac-corder aux poêles celle licence. Geoffroy .

5 ‘ Quelques commentateurs ont blâmé cette ex-pression : mais on doit faire observer que le motdémarche est pris ici dans le teus pro] ‘ uildoit s’entendre de la manière et de i’ac iar-cher : Il venait à tous d’une démarche ( le ,

contrainte , embarrassée, dit l’Acadéi iue

a donc pu dire ; conduire une démarche

5B C'est un certain Gilbert , sécrétait inc

Christine, qui, dans une tragédie d’il mi

te gurçan insensible , a imaginé le prei lire

mourir de mort violente la coulidentt Ire.

Hans .Euripide et dans Sénèque , ccu nie

est chassée, et l’on ignore ce qu’elle d est

douteux cependant que Racine ait e de

Gilbert pour concevoir une idée, si sit qui

lui étoil indiquée par son sujet. Ce G en-core le premier qui ail prêté àson Iïij »lte

délicatesse héroïque qui le fait s’expo: dre

la vie plutôt que d’exposer son père à

57 Ces quatre vers me paroissent un ur,

el ont meme une sorte de recherche. cé-

denls sont à leur place, pareeque Ibéi dû

être fiappc de celte espèce de calme u: pie

et profond qui accompagne le départ d itre

dans les premiers moments, et qui est l ul-

à coup par un accident si épouvantai on-

traste a dû être saisi ; mais aller jusqu ;>er

d’un rapport de conformité entre la t des

chevaux et la pensée d’Ilippolyte, c’e les

bornes,et ce n’éloit pas là le moment < lo-

inère et Virgile quand ils font pleurer! ux.

L’idée de ces quatre beaux vers n’est x . .... .se;