NOTES D’ATHALIE.
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assemblé : mais il n’y avoit point encore de rite»ni de cérémonies légales. (Acuii.j
49 L’académie dit que le mut conter est impro-pre et du siyl : familier : elle auroit dû remarquerau contraire combien celle expression étuit natu-relle dans la bouebe d’un enfant. Elle donne à sonrécit toute la naïveté de son âge, et le poêle a dûl’employer à dessein. Cela est si vrai, qu’on latrouve encore uct. V, ?e. vt ; niais connue ce n’estplus un enfant qui parle , Baciue la relève par lagrâce particulière et par la nouveauté du tour :
Nos lévites, du haut de leurs sacrés parvis,
Ont conté son enfauee au glaive dérobée.
Ont conté son enfance : on ne pouvoit rendred’une manière plus heureuse celte pensée, ontcoulé par quels moyens son enfance fut dérobée auglaive. Cette seule expression réveille en mêmetemps l’idée du miracle, celle de l’innocence, etcelle des vertus qu’on a droit d’espérer d’un princeobjet des faveurs du ciel. A. Martin.
50 On a critiqué cette expression votre, commepeu respectueuse. Il est certain que le pronomvotre, ainsi placé, n’est jamais insignifiant: iLexprime toujours quelque sentiment particulierd'all'eclion , de haine on de mépris. Nous trouve’tous, dans dthalie même, des exemples de cestrois acceptions. Ici, voire Mot/um, marque dumépris , non pas pour la reine, mais pour cet in-digne prêtre, et renferme même un secret repro-che de la conlinnce qu’Athalie lui accorde : Abner,dans toute la sincérité de son zèle, ne croit pasdevoir déguiser à la reine I’Jiorreur que lui inspirecet apostat. Geoffroy.
51 Si J'épilhètc meurtris se rapportoit à chair,elle ne seroit ni au masculin ni au pluriel; ellene peut &e rapporter seulement à os ; on ne ditpoint des os meurtres ; il la faut rapporter aux deuxmois à la fois. L. JLvcink.
5 - Il faut tel au singulier, ou dire tels on voitdes. (Acad,)
s ® Suivant l'académie, on ne peut pas dire re-voir une idée, comme ou dit revoir une image. Lemot idée, signifie quelquefois la trace que laisse unobjet : on dit très bien : Je n’oi aucune idée de cela ;on dit encore d’un homme qu’il n’est heureux qu’enidée. Mais, dans ces deux exemples, le mol idéeest pris tantôt pour sotuienir, tantôt pour imngtnH-iion; on ne peut jamais le prendre pour l'imageelle-même. L’auteur d’Emile a donné des mots idéeet image une définition très exacte , qui trouve icison application. « Il y a , dit-il , celle différence
• entre les unes et les autres, que les images ne« sont que des peintures absolues des objets sensi-
• blés , et que les idées sont des notions des objets« déterminés par des rappotts. » A. Martin.
54 Mesure , quand il signifie circonspection, nes’emploie ordinairement qu’au singulier. Mesuresau pluriel a tout un autre sens : ce mot veut direprécautions , moyens pour arriver à un but. A.
55 Dans ces deux vers, d’ailleurs très beaux,son sort et le sort ont paru trop près l’un de l’au-tre , le premier étant pris pour l’état, fit le secondpour la destinée. ( dcad . )
Ss Le premier vers est très beau : l’image est-elle soutenue dans le second? Le nuage crève sepeut-il lier assez au iiionstre naissant qui s’élève ?£t cette expression , le nuage crève , est-elle asseznoble pour lui sacrifier le rapport necessaire entreles ligures? Je ne le crois pas. Cependant il y adans cette phrase, n'attendez pas que le nuage crève,une vérité qui fait tout passer. U est si dillicile dedire mieux que Uacine, même quand il y a quel-que chose à reprendre! La Harpe. Je crois que leministre nuissant étant suppose caché dans le tem-ple, et conséquemment couvert d’un nuage , lesdeux figures se lient très bien ensemble. Aiunas.
:1 Cette expression , jeune enfant , paroît con-venir à cet âge où l’on n’est plus précisément uuenfant , et où l’on n’est pas encore un jeunehomme» Cet âge est celui de Joas, à qui le poètedonne neuf à dix ans. Le mol adolescent n’éloit pasdu style tragique, et n’eût pas fait connoître l’âgevéritable de Joas. La Harpe.
îs Phrase latine : Xomen. habere. Petrum. Elle apassé ici comme ayant quelque chose de .naïf:mais elle n’est pas introduite dans le langage deceux qui parlent bien ; Je me nomme , je m’appelle,mon nom e>i, voilà les phrases franooises : Monnom est Hértslan K La IIabpe.
59 II est impossible de dire avec pins de préci-sion et en même temps plus poétiquement :f'ous avez entendu te récit de tout ce qui lui est ar-rivé. Geoffroy.
60 II pouvoit mettre d'amusement ; mars, quoi-que passe-temps ne soit pas noble en vers , il con-vient eu parlant à un enfant; et ce n’est pas sansraison que llacine l’a employé. L. Uacine.
B1 Le mot métier ne peut être admis qu’avec uneexpression qui le fortifie , comme le métier des ar-mes. Il est heureusement euiplovéici pur Uacinedans le sens le plus bas. Voliairu.
61 C’est la première et la seule fois qu’on aima-giné de tirer du charrue de l’enfance tout l’intérêtd’une scène tragique. Il n’y en a pas de plus tou-chant , et l’on sait qu’au théâtre cette scène alfectedélicieusement toutes les âmes , sans nuire cepen-dant à lVlfet de la tragédie, puisque l’on craintd’autant plus pour l’enfant, qu’on faime davan-tage. La Harpe.
63 Cultii'er la haine : que cette figure e3t bardie!mais qu’elle est juste! La Harpe.
a4 La construction est renversée , et ce désordreesL un effet de l’art -. mais les grands poètes sontseuls capables d’éviter l’abus toujours voisin dépa-reilles licences. Geoffroy. Que deviendra l’effetn’est pas exact; il falloil simplement : que devien-dront ses prédictions. Racine n’a pas voulu dire queles prédictions n’auroient point d’effet si filleséloient accomplies, mais qu’elles ne seroient pointaccomplies s’il ne restoit aucun enfant du sangroyal. A. Maetix. Que deviendra veut dire iciComment se réalisera. Aignan.
65 Cette épithète d'aimable appliquée à Samuelne semble pas précisément répondre au caractèreque la Bible lui a donné. Aicnan.
00 Apres ce vers, dans les premières éditionsà'dthalie , on passe immédiatement à la stropiie