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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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NOTES DATIIALIE.

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qui commence par ces mots. O palais de David, etc.;et la répétition des quatre vers, loin du mondeélevé, etc., et les neuf vers suivants, ont été ajoutésdepuis par Racine, dans lédition do ses œuvresiVite en 1697. Geoffroy.

47 Racine a déjà dit, acte I, scène 1 :

El blasphème le nom quont invoqué leurs pères.

Aignax.

48 O dangereuse erreur, nesl-il pas un peu foiblcaprès réveil plein d f horreur ? Ce 11cst quen trem-blant que jose exprimer mes doutes, mais il mesemble que la progression poétique eût été mieuxobservée, et que l'acte eût fini d'une manièreplus frappante , si res troi* derniers vers eussentété intervei lis , et que le chœur eût chanté :

O dangereuse erreur !

O songe peu durable!

O réveil plein dhorreur I Aigsan.

g 9 Détournée en ce devoir seruit incorrect si lin-version ne justifioil pas cctle locution. Aig.van.

,0 Ce mot , qui pourroil ailleurs paraître tropfamilier, ne choque point ici, paveeque. cette ex-pression de mépris dans la bouche de Jiatban si-gnifie seulement quAlhalio nest pas assez mé-chante à son gré depuis quelle hésite dans lecrime. La Harpe.

77 Ici Racine sest souvenu de lui-même. Iiavoit dit dans ihèdre :

Comme onvoil tous sesvœux l'un l'autre se détruire!

Aignan.

72 Tl y a dans ces vers une inversion pleine dehardiesse, qui mérite dêtre remarquée. Lemploidu mot attache pour attachement est une hardiessedun autre genre , quil serait bon dimiler. Lexem-ple dun aussi grand écrivain que Racine, dit LaHarpe , nest-il j'a* une autorité quand aucun prin-cipe ne la contredit? A. Martin.

73 Près de a ici une signification toute particu-lière ; il veut dire en faveur de. àignan.

74 On a blâmé dans Narcisse sc parlant à lui-raêine :

Et pour nous rendre heureux, perdons les misé-rables.

Comment justifier Matlian se dévoilant à autruidans une égale turpiludo? Il me semble que toutce couplet {écrit dailleurs avec une rare perfec-tion) pèche un peu contre la vérité morale, etquil nest pas naturel quun homme dise ainsi delui-mème : Je suis un infâme et le dernier des scé-lérats. La Harpe ne réfute nullement celte cri-tique lorsquil dît que Muthan se fait gloire deson apostasie; ce nest point du tout de son apos-tasie quil est ici question. Atgxan.

7s Linversion de ces deux vers nest pas ap-prouvée par lacadémie; mais ce nest pas danslinversion que se trouve la faute. II y a incorrec-

tion pareeque le pronom elle , sujet de la nropo-sition incidente, se rapporte à un nom qui n'estpas le sujet de la proposition principale. Il falloitdire: Enfin, <i« dieu nouveau quelle avoit intro-duit , Alhalie éleva de ses mains un temple. A. M.

u Ce mol hurlement est du style de lÉcritureSainte. Les prophètes, pour dire gémissez, disentsouvent ululate; et les historiens profanes expri-ment par le même mot le deuil drs Orientaux :Luguàrin clamor, harbaro ulutatu. ( Quinte-Gerce ,liv. III. ) L. Racine.

11 On a blâmé celte scène de Malhan avec Na-bal , comme peu nécessaire. Il est certain cepen-dant que cet entretien est nécessaire pour biendévelopper le caractère et le système de Malhan ,qui est lâme dAlbalie , et qui in llue tant sur lac-tion. Rien loin de retarder la marche de la pièce ,ce développement motive, prépare les évène-ments : il nous apprend que Joad sobstinera dansses refus ; que la reine emploiera toutes ses forcespour vaincre cette résistance. Ainsi , loin de nuireà U marche de la pièce , il la favorise , et mêmelaccélère, en augmentant le trouble, en rem-plissant davance les esprits dinquiétude et deterreur. A tous ces avantages joignez celui de lé-loqucnce et de la poésie, du style , toujours si pré-cieux , et qui même supplée quelquefois à tousles autres. Geoffroy.

,s Ombrage signifie figurémenl défiance, soup-çon ; ici il est pris pour crainte, ce qui est uneacception nouvelle. Ou trouve plus bas cet hémi-stiche peu harmonieux : quelle dit qu'elle a vu.Selon la remarque de L. Racine, il étoit aisé defaire disparaître cette dissonance, en niellantquelle dit avoir vu. A Martin.

* Quelques commentateurs ont repris lexpres-sion de faire compte, pour tenir compte; mais elleest autorisée par lacadémie. A. Martin,

80 Douter de laccepter; celte expression est in-correcte: quand douter est suivi dun verbe, ilfaut si ou que : je doute si jirai; je doute quejaille. Hésiter étoit le mot propre. Geoffroy.

81 Construction toute latine, que lart et lauto-rité dun grand talent pouvoicnl seuls transporterdans notre langue. Aicnan.

82 Assis dans la chaire empestée ; expression tiréedu psaume 1 : « Et in cathedra pestilentiæ non se*« dit. » A. Martin.

1,5 Favorable est pris ici dans un sens nouveau,dans celui de digne de faveur. Aiuxan.

84 Quil faut nous attacher présenterait un sensplus clair: il ny aurait pas dhésitation sur le ré-gime de nous, Aignan.

SJ Lopposition entre perdre et ressusciter nolpas assez marquée. Dans le passage de lÉcritureimité par Racine , ce contraste est plus frappant :

« Tu flagellas et salvas, deducis ad inferos et re-« ducis. >

86 Jurer un serment , un serment juré , sont abso-lument contraires à lusage de la prose, mais enpoésie ce sont des expressions hardies, énergiques.Ces sortes de redoublements de mots nesont étran-gers à aucune langue. Los Grecs et les Latins enoffrent de nombreux exemples. La IIarpl.