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NOTES D’ATHALIE.
105 Dans répété quaire foi» en quatre vers estune négligence qui s’aperçoit à peine parmi de sigrandes choses , et qu’il eût été facile d'éviter. A.
1U7 Ces phrases, que l’imagination ,-cule achève,peignent Lien mieux qu'une construction plusrégulière et le désordre de Joad et les dangers deson royal pupille. Ajcnan.
108 Ce vers, mal interprété, a fourni désarmésaux ennemis de la religion : ils ont dit que Joadpnrloil en fanatique sanguinaire . qui excite sespiètres au massacre de» Israélites : ils n’ont pas vuque Joad parle ici en héros prêt à verser son sangpour son Dieu et pour son roi, et que les Israé-lites qu’il veut que l’on frappe ne sont plus desIsraélites, mais des infidèles , des traîtres et desrebelles, des ennemis de leur roi et de leur Dieu.Nulle part le pontife ne déploie un enthousiasmeaussi belliqueux; car il ne veut pas attendre sonennemi dans le temple: il veut l’aller chercherdans son palais. Les historiens latins sont remplisde belle» harangues de généraux à leur armée;aucune n’est plus vive, plus éloquente que ce dis-cours de Joad. Geoffroy.
1WJ Cette rime est vicieuse; on ne doit pointfaire rimer une longue avec une brève. [Acad. )L’académie est Lien sévère ; on voit qu’elle n’écritqu’en prose. Aigiïax.
11 Fcnélon semble s’èfre rappelé ces deux vers,lorsque, dans le livre II de Télémaq ue, il dit :« Quand tu seras le maître des autres hommes,souviens-toi que lu as été foible, pauvre et souf-frant comme eux. » A. Martin’.
1,1 Abraham. ( Noie de Racine. )
11 - Poussé n’est pas noble , ni digne, de la situa-tion. (Acad. ) Ce mot, du temps de Platine, éloitdu style le plus soutenu; il me semble qu’il nefait pas ici un mauvais effet. Aigxaiî.
115 Ces derniers veis ne semblent pas dignesde la beauté des (hauts qui précèdent. Aignan.
114 Ce vejs, qui ne trouve sa rime que dans lechœur qui termine l’acte précédent, indique qu’iln’y a jamais d’entr’acle dans cette pièce ( quand onla joue avec les chœurs ), que la scène n’y est ja-mais vide, cl que Salomith doit aller au-devant deZacharie à l’instant même oüi les tilles du chœur seretirent dans l’enceinte intérieure. La IIarpe.
1,5 Le mot affuble éloit alors nouveau. [I futcondamné par Palm , mais Racine le consacra parl'heureux emploi qu'il en fît.
1,4 On a blâmé le choix qu’Atlialie fait d'Abner
pour porter au grand-prêtre ses dernières proposi-tions; elle ne pouvoit pas en faire un meilleur ;car elle a craint de perdre le trésor dans le pillagedu temple, comme elle l’avoue ici ; et si quelqu’unpouvoit engager l'inflexible Joad à des mesures deconciliation, c’éloit certainement Aimer. Tel estl’avantage d’un plan bien conçu , que chaque ob-jection y fait découvrir un mérite, et que l’injus-tice des critique» montre la sagesse de l’auteur.
La IIarpe.
117 Qu’en doive scroit plus correct. Aignan.
11 s Suivant la remarque de l’académie , la gram-maire exigeoit, je t’ai vue s’émouvoir , j’ai vu ellequi s’èmouvoit. Voltaire a fait là même faute dansla scène u de l’acte IV de Tuncrkde ; mais on saitque Voltaire préteudoil que si dans cc cas on nelaissoit pas aux poètes la liberté de faire le participedéclinable ou indéclinable à volonté, ils dévoientrenoncer à faire de» vers. Malgré cette décision larègle subsiste , même pour les poètes.
119 Je doute qu’on puisse dire se parer d’un coup;il faudroit contre. Ajgnan.
120 Selon le Dictionnaire de l’acadéinie , on ditfigurèmeiit d'un homme qui se dclic de tout, quetout lui fuit ombre, Racine a donc pu se servir dece mot dans le sens de faire ombrage, et les acadé-miciens à qui l’on doit les remarques sur Athalien’avoient pas consulté leur dictionnaire lorsqu’ilsont condamné cette expression.
141 On ne dit point prendre sous son appui, quoi-que appui signifie protection. Ces deux termes doi-vent s’employer avec des verbes différents. (Acad.)
122 II étoit impossible d'imiter d’une manièreplus heureuse et plus naturelle te çtios ego de Vir-gile. Geoffroy.
12 ’ Dan» le» éditionsfaites du vivant de Racine ,et dans Ie& premières qui ont paru après sa mort,on ne trouve que ces mot.» : Le rideau se tire. Lesindications qui suivent ont sans doute élé ajou-tées , dans h suite , pour faciliter la mise en scèned’Alhalie.
1a4 Comme de meurtre on a fait meurtri, il étoitnaturel que l’un conservât le sens de l’autre , etc’est ce qui a eu lieu d’aboid. Maisl usage , qu’onno peut pas toujours expliquer , en a décidé autre-ment, et depuis long-temps meurtiir ne signifieplus que faire des meurtrissures, des contusions.« Ils font meurtri do coups. » Les Anglais, plusconséquent», disent dans un même sens les deuxmots murdere t murdered. La Harpe.