NOTES DES ODES.
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été fourni à Racine par Corneille, qui fait dire àLaodice, dans Nicomède , act. I , sc. r :
Un si grand conquérant est encor rna conquête.
Et depuis, Baoine l’employa encore dans Andro-maque, act. V, sc. n :
Mener en conquérant sa nouvelle conquête. G.
Plus haut : leurs jours tramés d'un même or ,semble dérobé à Chapelain. Aic-k&x.
3 Leur d°e pour leur vie; latinisme qui mérite-roit d’être imité.
3 Racine lit quelques changements à la fin decette strophe. Voici la manière dont il L’avoit d’a-boi d composée :
Qu’il vous faisnit beau voir, en ce superbe iour,Qiï , sur un char conduit par la Paix et l'Amour,Votre illustre beauté triompha sur mes riveslLes discords après tous se vovoient enchaînés.
Mais, hélas’ que d’àmcs captivesVirent aussi leurs cœurs en triomphe menés.
Voyez la lettre de Racine à l’abbé Levasseur,en date du 5 septembre 1660.
1 Gardera pour empêchera, façon de parler quia vieilli. Geoffroy.
8 II y a du mouvement et de l’imagination , elsouvent de l’élégance dans ce'te pièce . supérieureà tout ce qu’on faisoi t alors dans ce genre G.
9 Cetle ode fut composer à l’occasion de la rou-geole dont Louis XfV fut attaqué le 9 juin i' 663 .Voici les preuves irréensa! les de son aiiihenlicité.Elle parut imprimée séparément, à Paris, chezPierre Lepetit, imprimeur libraire ordinaire duroi, en i 665 , in- 4 ° de huit pages. I.e nom de Ra-cine est au bas en leitres capitales. L’avocat Issali,ami de Racine , l’a insérée dans son catalogue ma-nuscrit de,s œuvres de ce grand poète. Louis Ra-cine , à la vérité, n’en fait aucune mention : maisil y a une lacune dans ses mémoires, ainsi quedans la collection des lettres de son père, depuisi GGa jusqu’en 1664.
t 0 La Renommée aux Muses eut plus de succèsque l’ode sur la convalescence riu roi, sans êtrebeaucoup meilleure, quoique le sujet fût plus ly-rique. Le poète y célèbre Jes nombreux encoura-gements prodigués à celle époque par Louis XIVaux lettres, aux sciences et aux arts : l'établisse.
ment des trois académies , les gratifications et lespensions accordées aux gens de lettres, aux sa-vants nationaux et étrangers , etc., etc. Geoffroy.
15 II fallait et servît de matière,
12 Enjambement toul-à-fait prosaïque et vi*cieux.
Le grand Colbert.
14 Qu'il est un véritable solécisme : on ne peutjamais mettre le que comparatif après davuntage.
Geoffroy.
15 Elire ne se rapporte plus qu’aux personnes,excepté dans quelques phrases faites, élire sa sé-pulture, éiire domicile. Aignak.
16 Celte ode a été trouvée , ainsi que les notesqui l’accompagnent, à la vente de Racine le fils ,et déposée à la bibliothèque royale par M. Cappe-ronnicr. Le manuscrit est de la main même dugrand Racine. Tl est impossible de fixer l’époqueprécisé à laquelle cetle ode a été faite. On ytrouve de la sagesse , de la correction et du goût.Elle est du même ton, du même genre que leshymnes du Bréviaire : plusieurs strophes sontdignes des cantiques. Tl est probable que le ma-nuscrit de l’ode et des notes étoit destiné à êtremis sous les yeux de Boileau. Geoffroy.
17 Var. Tout l’appareil de ses horreurs.
Lequel aimeriez-vous mieux , monsieur? Dit-onprésenter des tourments à la vue de quelqu'un ? D’unautre côté , partout et tout l'appareil. {Note de Ra-cine.) Je crois que personne ne balancera à pré-férer le vers à la variante. Aigaan.
18 Tu dis : on retrouvera ce tour dans le plusbeau des cantiques de Racine :
Tu dis, et les cieux parurent, etc.
(Telle strophe est tics remarquable par l'harmo-nie et la force lyrique. Geoffroy.
19 Psaume xvm , vers. 11. (A'aie de Racine.)
ao Ou pour éviter Ja liaison des deux tercets :
T cl jadis , porté sur ton aile,
Je pris l’essor de l’hirondelle ,
Et m’envolai dans les déserts.
(Note de Racine.}
21 Psaume x , vers- 1. (JVofe de Racine,)
2 - Psaume x, vers. 1. (Note de Racine.)