386 HYMNES.
Tu, Chi'Ute, somnum discute,
Tu rumpe ruortis vineula ,
Tu solve peccainm velus,
Novumque lumen ingéré.
0 Christ, ô soleil de justice !
De nos cœurs endurcis romps l’assoupissement ;
Dissipe l’ombre épaisse où Jes plonge le vice ,
Et que ton divin jour y brille à tout moment î
Deo Palri sit gloria,
Ejusque soli Filio , etc.
Gloire à toi, Trinité profonde ,
Père , Fils , Esprit saint : qu’on t’adore toujours,
Tant que l’astre des temps éclairera le monde ,
Et quand les siècles même auront liai leur cours.
AD VESPRRAS.
A VEPRES.
Telliiris ingens eonditor,
Mundi solum qui eruens,
Pubis aquæ molesliis,
Terrain dedisti immobilem :
Ta sagesse , grand Dieu J dans tes œuvres tracée ,Débrouilla le chaos*,
Et, fixant sur son poids la terre balancée ,
La sépara des dots.
Ut germen aplum proferens,
Fulvis décora ilaribus,
Fecunda fructu sistercl,
Pastumque graliun reddcrel.
Par là, son sein fécond, de fleurs et de feuillagesL’embellit tous les ans.
L’enrichit de doux fruits, couvre de pâturages
Ses vallons et ses champs.
Mentis perustæ vulnera
Jlundii virore gratite :
Ut facta 11 du diluât,
Molusque pravos altérai.
Seigneur, fais de ta grâce , à notre âme abattue,
Goûter les fruits heureux;
Et que puissent nos pleurs de la chair corrompueEteindre en nous les feux.
Jussis tuis obtemperet ,
NuIIis malis approxiinct,
Bonis repleri gauàeal ,
El mords actutn nescial.
Que sans cesse nos cœurs, loin du sentier des vices,Suivent tes volontés :
Qu’innocents à les yeux, Ha fondent leurs délices
Sur tes seules bontés.
Præsla , Pater piissime , etc.
'
Règne, ô Père éternel, Fils , Sagesse iucréée ,
Esprit saint, Dieu de paix,
Qui fais changer dos temps l’inconstante durée.
Et ne changes jamais.
FERIA QUARTA.
LE MERCREDI.
AD MATUTINUM.
A MATINES.
llorum creator opiime,
Reetorque noster, aspice :
Nos a quiete noxîa ,
Mersos sopore libéra.
Grand Dieu, par qui de rien toute chose est formée.
Jette les yeux sur nos besoins divers ;
Romps ce fatal sommeil, par qui l’âme charmée
Dort en repos sur le bord dos enfers.
Te, Chrisle sancte, posciinus:
Ignosce eulpis omnibus :
Ad conlilcmluni surgirons,
Morasque noctis rumpimus.
Daigne, o divin Sauveur que notre voix implore.Prendre pitié des fragiles morteis,
Et vois comme du lit, sans attendre l'aurore,
Le repentir nous traîne à tes autels.
Meutes manusque tolliums,
Prophela sjeut noclibus
Nobis gerendum prœeipit,
Paulusque gestis censuit.
C'est là que noire troupe affligée , inquiète,
Levant au ciel et le cœur et les mains,
Imite le grand Pau], et suit ce qu'un prophète
Nous a prescrit dans ses cantiques saints.
Vides rnalum quod feciuius ,
Occulta noslra pondîmus,
Preces gementes fundimus,
Dimitle quod peccavimus.
Nous mont i ons à tes yeux nos maux et nos alarmes,
Nous confessons tous nos crimes secrets ;
Nous Potirons tous nos vœux, nous y mêlons nos larmes:Que la bonté révoque tes arrêts!