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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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EPIGRAMMES.

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X.

SUR li’ASSEMBLÉE LES EVEQUESCONVOQUÉE A TARIS TAR ORDRE DU ROI.

Un ordre hier, venu de Saint-Germain' 4 ,

Veut qu'on s'assemble : on s’i.ssemble demain.Noire archevêque et cinquante*deux autresSuccesseurs des apôtresS’y trouveront. Or, de savoir quel casS'y traitera, c’est encore un mystère :

C’est seulement chose très claire ,

Que nous avons cinquante-deux prélatsQui ne résident pas' s .

xi.

SUR LES COMPLIMENTS QUE LE ROIREÇUT AU SUJET DE SA CONVALES-CENCE.

Grand Dieu I conserve-nous ce roi victorieuxQue tu viens de rendre à nos larmes 1 ®.

Fais durer à jamais des jours si précieux:

Que ce soient là nos dernières alarmes.

Empêche d’aller jusqu’à luiLe noir chagrin, le dangereux ennui,

Toute langueur , toute fièvre ennemie ,

Et les vers de l’académie 17 .

NOTES DES EPIGRAMMES.

1 Nous ne placerons point ici une épigrammecontre l’abbé Abeille , qui commence par ce vers.

Abeille, arrivant u Paris, etc.,

quoiqu’elle ait été attribuée à Racine par l’auteurdes Trois siècles de la littérature, et même inséréedans une édition des œuvres de ce poète, donnéeen 1807. Cette épigramme , que nous croyons êtrede Rousseau, parut d'abord dans des feuilles étran-gères avec la lettre initiale du nom de l’auteur : et,sur cette seule indication, quelques personnescrurent pouvoir l’attribuer à Racine, sans faireattention que, dans cette pièce de vers, il estparlé de l’abbé Abeille comme entré chet les qua-rante beau.T-esprits , et qu’il 11e fut reçu de l’acadé-mie françoise que plus de cinq ans après la mortde Racine. La Harpe.

2 Voyez. au sujet de cette épigramme , les Mé-moires sur la vie de Racine.

3 Cetle épigramme parut en 1668. Dans les no-tes manuscrites de Jean-Baptiste Racine , fils aînéde l’auteur , on trouve celle variante dans les deuxpremiers vers :

La vraisemblance est choquée en la pièce,Racine, si l’on croit et d’Ulonne et Créqui.

4 Celte épigramme passe les bornes de la raillerie , puisqu'elle attaque l’honneur et la réputationdes personnes. Créqui avoit la réputation d'êtretrompé par sa maîtresse , d Olonne étoit surtoutfameux par les intrigues de sa femme. Bussy Ra-butin s’est plu à les recueillir dans le premier vo-lume fie son Histoire amoureuse des Gaules, où ilen a fait la plus piquante satire.

s Cette épigramme est moins cruelle et plusplaisante. Gréqui, ambassadeur à Rome, y avoitreçu un affront, le 30 août 1CO2, et se relira sansavoir obtenu satisfaction.

c Le Clerc ne désavoua point son Iphigénie : ifvoulut au contraire, se l'attribuer tout entière , et

ôter à Coras la part qu’il pouvoit y avoir. L’épi-gramme n’en est pas moins excellente , pnreequece u’est pas la vérité , c’est le Irait malin que l’oncherche dans un ouvrage de ce genre. Geoffroy.Nous donnons celte épigramme avec deux correc-tions qui n’ont encore été laites dans aucune édi-tion. La première est le mot sourdirent, de sour-dre , au lieu de s’ourdirent. La seconde est dans cevers :

Mais, aussitôt que l’ouvrage a paru.

On lit dans toutes les éditions de Racine , que (apièce eut paru. ( Voyez le Mènapiana. J

7 C’est là une des meilleures epigrammes deRacine : le philosophe FonteiielU* ne pouvoit s’enconsoler ; et cet homme , qui avoit tant d’esprit ,ne trouva jamais pour se venger que. des injuresgrossières et des plaisanteries détestables. La tra-gédie vYAspar fut donnée en 1680 : la premièrereprésentation n’en fut point achevée. Geoffroy.

8 Cetle tragédie de Pradon n’a jamais été im-

primée : elle fut jouée pour la première fois en1694. Geojtroy. *

9 Véquit : expression usitée du temps de Racine,et qui, d’après la remarque de Riclielet, étoit deplus beau style que vécut. Ce mot a vieilli, et nepourroit plus s’employer aujourd’hui, même dansle style familier.

■t J Celte pièce fut jouée en ifijp, et fit beau-coup pleurer aux premières représentations; maisl’auteur rayant fait imprimer, elle fut sifllée, et nereparut plus.

11 La Touane , trésorier de l’extraordinaire desguerres. ( Note des manuscrits de Jean-Baptiste Ra-cine. J

12 Ce vers se lit ainsi dans les manuscrits deJean-Baptiste Racine :

Je pleure, hélas ! de ce pauvre Holofcrnc.

13 Le caprice fatal du destin est une expression