HOTES DES ifpiGRAMMES. 397
buttoiogique, et J lion déplorable présente unemauvaise inversion; au total l’épigramme n’e&tpas bonne. Aignan.
1 4 La cour resloit encore à Saint-Germain , etce ne Tut que vers i685 qu’elle fut établie à Ver-sailles.
45 Les quatre derniers vers se lisent ainsi dansles manuscrits de Jeaii-Eiiplisle .Racine:
Or , de savoir quel cas
S’y duil irai ter, c’est encore un mystère. .
C’est seulement une chose très claire ,
Que nous avions cinquante-deux prélatsQui ne résidoieul pas.
10 On venoit de faire au roi l'opération de lafistule, en iCS6. Geoffroy.
17 Cette plaisanterie sur l’académie pavoît dé-placée dans un sujet si sérieux. Que pouvoit crain-dre Louis XIV des vers de l’académie , sinon d’êtreprofondément endormi par leur harmonie ? L'aca-démie dans tous les temps fut exposée aux traits dela satire , et jamais elle ne prélendil se faire de laprotection du roi et de son existence légale un rem-part contre l’épigramtne: c’étoit même autrefois lamode de s’en moquer avant d’y être arrivé. Quantà Racine, il était depuis long temps académicienlorsqu’il sc permit celte plaisanterie.
Geoffroy
POÉSIES DIVERSES.
CHANSON
CONTRE FONTF.NEIYLE.
Adieu, ville peu courtoise ,
Où je crus être adoré.
Aspar est désespéré.
Le poulailler de PontoiseMe doit remener demainVoir ma famille bourgeoise,
Me doit remener demainIJn bâton blanc à la main.
Mon aventure est étrange.
On m’adoroit à Rouen.
Dans le Mercure galantPavois plus d’esprit qu’tm ange.Cependant je pars demain ,
Sans argent et sans louange^Cependant je pars demain ,
Un bâton blanc à la main '.
MADRIGAL
31 rs A LA TETE D’UN PETIT OUVRAGE DENI. IjE DUC DTJ MAINE, TRESOUE EN-CORE ENFANT.
j
?fe pensez pas , messieurs les beaux-esprits . !
Que je veuille , par mes écrits, i
Prendre une place au temple de mémoiie. j
Vous savez, de qui je suis fils : j
Il me faut donc une autre gloire, i
Et des lauriers d’un plus grand prix. j
IMPROMPTU
FAIT DANS LA CHAMBRE DE L’ABBEBOILEAU, DOCTEUR EN SORBONNE .
Contre Jansénius j’ai la plume à la main ;
Je suis prêt à signer tout ce qu’on me demande :Qu’il soit hérétique ou romain ,
Je veux conserver ma prébende.
POUR LE PORTRAIT
d’antoine arnauld.
Sublime en ses écrits , doux et simple de cœur 1 ,Puisant la vérité jusqu’en son origine,
De tous ses longs coiubatsArnauId sortit vainqueur,Et soutint de la foi l’antiquité divine 4 .
De la grâce il perça les mystères obscurs,
Aux humbles pénitents traça des chemins sûrs,Rappela le pécheur au joug de l’Evangile.
Dieu fut Punique objet de ses désirs constants:L’Église u’eul jamais, même en ses premiers temps,De plus zélé vengeur, ni d’enfaut plus docile.
ÉPITAPHE
D’ANTOINE ARNAULD.
Haï des uns, chéri des autres,
Estimé de tout l’univers* ,
Et plus digne de vivre au siècle des apôtresQue dans un siècle si pervers,