POÉSIES DIVERSES
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Hic requies , fidum pictas hic inciyta portumInvenit : his iucet sanctior aura locis.
IJlic saiva fumes laudunr, liic confcmptus bonorum.
ïllic paupnrtas ; hic fugiuntur opes,ürbicolæ ruri , iijlruslicus invidet urbi.
Oppida pleiia dolis, ruraque fraude carcnl.Quarn niiseruni sacris viduas vîrtutibus urbes,
Quam uiiserum stygiis præda manere lupis!Sed quid non urbes liabi leu L quoque nu mina, quæris ?
Non habitat fædos gratia pura locos.
Arcel ftmms apes , expellunt élimina Christum ;
Mors vitam , clai-um nnx fugat alru diem.liic blnndum invitant iranquilîa silentia somnutn:
Ïllic assiduo murmure rupla qui es.
Nempe micani , inquis, diversis floribus horti.
Et hr.los canins pluvima fondit avis.
Iürgo dissimulas qu ara dulces ni ri9 amœuiDcliciæ , ruris cui levis urubra placel IIIic\o 8 secmis, Mnsæ, rrgualis in oris;
Hic vobîs virtus jungitur aima cornes.
Oppida non fugiunt, fateor , non arma Camenæ ;
Lorlcam l'allas induit atque togain.
At Iaxis vitium frcenis grassatur in urbe ,
Atque illic Musse criniina sola docnnt.
Nec quicqnam pavidos circuindanl mosnia reges,Frustra hæret lateri, nocte dieque , manus.Non vera bis, sed falsa quies : miscrosquc lumullusMentis non lictor . non doinus ampla uiovel.Quisquis amas slrepilus, |>er inc lied, urbe polire ;Me tamen ipsa magis rura uemusque juvant.
COUPLETS
SUR. LA RÉCEPTION DE FONTENELLEA L’ACADÉMIE FRANÇOISE 10 .
Or, écoulez , noble assistance ,
(le qu’à l’académie on litDans la mémorable séanceOù l’on reçut un bel-rsprit.
Ce qui fut dit
Par ces modèles d’éloquenceA bien mérité d’être écrit.
Quand le novice académiqueEut salué fort humblement,
D’une normande rhétoriqueIl commença son compliment,
Où sottementDe sa noblesse poétiqueIl fit un long dénombrement.
Ourneille, diseur de nouvelles.
Suppôt du Merrure galant,
Loua son neveu Fontenelle ,
Et vanta le prix excellentDe son talent :
Non satisfait des bagatellesQu’il dit de lui douze fois l’an.
Entêté de'son faux système ,
Perrault, philosophe mutin,
Disputa d’une force extrême ;
Et, coiffé de son averlin 11 ,
Fi t le lutin,
Pour prouver clairement lui-mêmeQu’il n’entend ni grec ni latin.
Doyen déposante figure ,
Qui trouves le secret nouveauDe parler aux rois en peinture ,
El d'apostropher leur tableau ,
Ah l qu'il fuit beauDe te voir, dans cette posture ,
Faire à Louis le pied de veau !
Si tn ne savois pas mieux faire ,
Lavau , falloil-ii imprimer?
Ne sors point de ton caractère ,
Contente-toi de déclamer,
Sans présumerQue ton éloquence grossièreSur le papier puisse charmer.
Boyer, Le Clerc , couple inutile ,
Grand» massacreurs de Hollandois ,
Porteurs de madrigaux en ville ,
Moitié Gascons, moitié François ,
Vieux Albigeois ,
Aile/, exercer votre style
Près du successeur d’Henri trois.
Touchant les vers «le Iknserade ,
On a fort long temps balancéSi c’csl louange ou pasquinade :
Mai» le bon homme est fort baissé;
Il est passé;
Qu’on lui chante une sérénadeDe Requissent in pacc.
Prions donc , messieurs , je vous prie ,
Leur protecteur, le grand Louis ,
(lue du corps de l’académieTous ignorants soient interdits :
Comme jadis,
Quand Biehelicu , ce grand génie ,
Frit les premiers quatre fois dix.
STANCE
A LA LOUANGE DE LA CHARITÉ 12.
Quand tu saurois parier le langage des anges ;Quand ta voix prédiroi» Unis les succès futurs,
Et que , perçant du ciel les voiles plus obscurs ,Tu verrois du Seigneur les mystères étranges ;Quand ta foi te rendroit le maître des démons.Ou’elle auroit le pouvoir de transporter les monts ,Et que de tous lesbiens tn ferois des largesses;Quand aux tourments du feu tu livrerois ton corps,Tu possèdes cil vain tant de saintes richesses ,
Si la charité manque à le» rares trésors.