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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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3 9 s poésies Diverses.

Arnauld vient de finir sa carrière pénible.

Les niceurs n’eurent jamais de plus grave censeur ;

L’erreur, d’ennemi plus terrible;

L’Église, de plus ferme et plus grand défenseur.

SONNET

SUR LA TROADE DE PRADON.

D’un crêpe noir Ilécube embéguinéeLamente, pleure , et grimace toujours ,Dames en ilcuïl courent à son secours:Oncques ne fut plus lugubre journée.

Ulysse vient, fait nargue à l’hyménée ;

Le cœur féru de nouvelles amours.

Pyrrhus et lui font de vaillants discours;Mais aux discours leur vaillance est bornée.

Après cela , plus que confusion :

Tant il n’en fut dans la grande IlionLors de la nuit aux Xroyens si fatale.

En vain Baron attend le bronliaha ,

Point n’oseroit en faire la cabale :

Un chacun bâille, et s’endort, ou s’en va.

AUTRE SONNET

SUR XA TRAGÉDIE DE GENSERÏC,DE MADAME DESIIOULIERES.

La jeune Eudoxe est une lionne enfant,

La vieille Ktuloxe une franche diablesse,

Et Genséric un roi fourbe et méchant,Digne héros d'une méchante pièce.

Pour Trasimond , c’cst un pauvre innocent,Et Sophronic en vain pour lui s’empresse;llumieric est un homme indifférent,

Qui comme on veut et la prend et la laisse.

Et sur le tout le sujet est traité

Dieu sait comment 1 Auteur de qualité 6 ,

Vous vous cachez en donnant cet ouvrage.

C’est fort bien fait de se cacher ainsi :

Mais, pour agir en personne bien sage ,

1.1 nous falloit cacher la pièce aussi 7 .

STANCES

A PARTHENISSE 8 .

Parthénisse , il n’est rien qui résiste à tes charmes :Ton empire est égal à l’empire des Dieux;

Et qui pourroit te voir sans te rendre les armes.Ou bien seroit sans âme, ou bien scroil sans yeux.

Pour moi. je l’avouerai, sitôt que je t’eus vue ,

Je ne résistai point, je me rendis à toi ;

Mes sens furent charmés, ma raison fut vaincue,Et mon cœur tout entier sc rangea sous la loi.

Je vis sans déplaisir ina franchise asservie ;

Sa perte n’eut pour moi rien de rude et d’affreux ;J’en perdis tout ensemble et l’usage et l’envie;

Je me sentis esclave, et je me crus heureux.

Je vis que les beautés u’avoient pas de pareilles;Tes yeux par leur éclat éblouissoient les miens-La douceur de ta voix enchanta mes oreilles,

Les nœuds de tes cheveux devinrent mes liens.

Je ne m’arrêtai pas à ces beautés sensibles ,

Je découvris cri toi de plus rares trésors;

Je vis et j’admirai ces beautés invisibles ,

Qui rendent ton esprit aussi beau que tou corps.

Ce fut lors que , voyant ton mérite adorable ,

Je sentis tous mes sens t’adorer tour à tour ;

Je ne voyois en toi rien qui ne fût aimable,

Je ne sentois en moi rien qui ne fût amour.

Ainsi je fis d’aimer l’heureux apprentissage;

Je m’y suis plu depuis, j’en aime la douceur;J’ai toujours dans l’esprit tes yeux et 1 on visage,J’ai toujours Parthénisse au milieu de mon cœur.

Oui, depuis que tes yeux allumèrent ma flamme,Je respire bien moins en moi-même qu’en toi;L’amour semble avoir pris la place de mon âme,Et je ne vivrois plus, s’il n’éioit plus en moi.

Vous qui n’avez point vu l'illustre Parthénisse,Bois, fontaines, rochers, agréable séjour!Souffrez que jusqu’ici son beau nom retentisse,Et n’oubliez jamais sa gloire cl mon amour.

URBIS ET RUIUS DIFEERE^TIA”.

Quanqiiam Parisiæ celebrentur ab omnibus ailes.Et quisque in lato carcore olausus ovet,Nescio quid noslris arridel gratius ai-vis,

Quod non in tanlæ mœnibns urhis habcl.

Jllic assurgunt trabibus subnixu superbisAtria , cl am-ato culmine fuiget apex.

Sed inihi dulcius est sylvas habitare remnlas,Xectaque quæ sicco stramine canna tegil.Jllic ultrices posuore sedilia eu rte,

Illie iusidiæ, crimina . furla latent.