ÉPITAPHES. 401
nÎRfres de ses volontés , et se servit de lui pour ré-
ICY GlST
lablir Tordre de son état et l;i discipline de ses
MADELAlNB l)B LAMOIGNON ,
armées. Il l’éleva depuis à la dignité de chancelier.
FILLE DE CURÉTIKN DE LAMOIGNON,
Dans relie longue suite d'honneurs, il signala
MARQUIS DE RASVILLE ,
sa piélé envers son Dieu , sa passion pour lu gloire
GRAND PRÉSIDENT DU PARLEMENT.
de son roi, ol sou amour pour le Lien de l’état. Il
ELLE FOT DNIQCEMBNT OCCUPÉE ,
fit également admirer en lui legrandsens, l’équité,
PENDANT TNE LONGUE VIE,
la modestie- Enfin, à l’âge de LXXXtn ans, le 3o
DD SOIN DE SOULAGER TOOTK SORTE DB MALHEUREUX.
d’octobre de Tan mdclxxxv, huit jours après qu’il
IL N’ï A POINT DE PROVINCE EN FRANCE,
euL scellé la révocation de l’édit de Nantes , con-
NI DE PATS DANS LE MONDE ,
tent d’avoir vu consommer ce grand ouvrage , et
QUI N’AIENT RESSENTI LES EFFETS
lou! plein des pensées de féternité , il expira dans
DE SA CHARITÉ.
les bras de sa famille, pleuré des peuples , et re-
ELLE NAQUIT LE l8 SEPTEMBRE l6og.
grelté de Louis-le-Grand.
ELLE EST MORTE LE l4 AVRIL 1687.
NOTE.
Ces deux épitaphes sont attribuées à Racine -,
| ganiol de la Force , tome IV> p. i4i, ettom. VII,
et n’ont jamais été recueillies dans ses œuvres.
! p.3i-
• Elles sont tirées de la Description de Paris, par Pi-
! FRAGMENTS DE
i
TRADUCTIONS.
_
1
AVERTISSEMENT.
Les manuscrits originaux dns traductions sui-
cine s’est complu à réunir tout ce que Philon avoit
vantes forent déposés à la bibliothèque du roi, le
écrit surune secte dont les vertus rappellent celles
i5 mars 1766, par Racine le fils lui-même. Sur [c
des chiéliens. Il est utile de remarquer qu’étant
papier qui leur sert d'enveloppe on lit ces mots,
extraits de divers ouvrages, les mêmes idées s’y
écrits de là main de Jean Kacine : Brouillons et
trouvent répétée? jusqu’à trois fois ; mais cette ré-
extraits fuite presqa’à la sortie do college. L’auteur
pétition même a du charme , et no» lecteurs nous.
avoit alors quatorze ans , peut-être seize. Il était à
sauront gré de n’y avoir rien changé.
Port-Royal.
La traduction de quelques passagesd’Eusèfee n’a
On peut considérer ces traductions comme les
pas moins d'intérêt : nn ne liia point sans émotion
premières études d’un enfant qui de» oit devenir un
la lettre de l'église de Smyme , louchant le mar*
grand poète : elles étoierrt de son choix , et rem-
tyre de saint Polycarpe.
plissnicnl les heures de liberté que lui laissoient
Quant à la vie de Diogène le cynique, traduite
ses autres travaux. En les publiant, notre but est
de Diogène Laërce, ou ne doit la considérer que
de montrer quelle route le génie de Racine a sui-
comme un essai.
vie, pour arriver jusqu’à Athalie,
Le traité de Lucien a déjà été publié , mais le
Les fragments sur les Estêniens nous paroissent
véritable texte de Racine est rétabli ici dans toute
surtout remarquables ; il y a de Ponction et une
sa pureté.
simplicité antique dans Je style; on seul que Ra-
5i