HISTORIQUE.
aclio ns de ce prince ; c'est ce qui a donné occasionà ce volume. Elles ont choisi un pinceau délicatqui pût renfermer tant de merveilles en très peu
54l
d’espace, et leur mettre à tous moments devantles yeux ce qui fait la plus chère occupatiou deleurs pensées.
I
NOTES DU PRÉCIS HISTORIQUE.
1 L’auteur du Dictionnaire des ouvrages ano-nymes et pseudonymes, publié en 1806, rapportece livre sous le n°7984, avec la note suivante:0 Des personnes instruites assurent que cette Uam-« pagne de Louis XIV a été écrite par ilacmc et« Boileau.» A Martin.
2 Le 7 avril 1672.
5 Orsoi, Rhinberg, Burick, et Wesel.
* Le 12 îuin.
s Le 25 juin.
*■ Le 9 juillet.
7 Le 12 octobre.
8 Le 22 décembre.
* En janvier 1673.
1(1 Le i er juillet.
11 Le l5 novembre 1673.
72 En l’année 1674.
15 Le 11 août.
14 En mai et juin 1675.
15 Haguenau et Saverne.18 En avril 1676.
17 Le 3i juillet.
18 En février 1677.
18 11 avril.
20 Le 17 avril.
21 Le 20.
28 Le 7 octobre.
21 Le 15 novembre.
24 Le 19 décembre.
28 En 1678.
26 Les 9 et 12 mars.
27 Le ?.5 mars.
28 Leuve, prise le 4 mai.
29 Fuyeerda, le 28.î0 Le C juillet.
51 Le 10 août.
82 Le 17 septembre.
S5 Le 5 février 1679.
RELATION
DE CE QUI S’EST PASSÉ AU SIÈGE DE NAMUR'
EN 1692.
Tl y avoit près de quatre ans que la France sou-tenoit la guerre contre toutes les puissances , pourainsi dire , de l’Europe, avec un succès bien dif-férent de celui dont ses ennemis s’éloiem flattés.Elle avoit non seulement renversé Ions les projetsde la fumeuse ligue d’Augsbourg, mais même,par la sagesse de sa conduite, et par la vigueur desa résistance, elle avoit réduit les confédérés,d’agresseurs qu’ils étaient , à la honteuse néces-sité de se défendre. Tout le monde voyoit avecétonnement qu’une nation attaquée par tant depeuples conjurés contre elle, et dont ils avoientpar avance partagé la dépouille, eût si heureuse-ment fait retomber sur eux les malheurs qu’ils luipréparaient ; qu’eile eût vaincu dans tous les lieuxoù ils l’avoient obligée de porter ses armes - , etqu’enfin tant de puissances réunies pour l’acca-bler n’eussent fait que fournir partnu t de la ma-tière à ses conquêtes et à ses triomphes.
En effet, depuis cette dernière guerre, sansparler des célèbres journées de Fleurus, de Slaf-farde et de Leuse, où ils avoient perdu leursmeilleures troupes , sans compter aussi plusieursde leurs places prises et rasées, ils avoient vupasser sous la domination de la France Pbilis-bourg, en Allemagne , Nice eiMonlmélian, enSavoie , et enfin Mons , dans les Pays-bas.
Mais , matgrè les avantages continuels que le roiremportoit sur eux , ils se flattoienl tous les ans dequelque révolution en leur faveur: ils crovoientque la for'unc se lasseroit de suivre toujours lemême parti, et qu’enlin la France seroit con-trainte de succomber, et à Ja force ouverte qu’ilslui opposorent au dehors, et aux atteintes secrètesqu’ils tâchoient de lui porter au dedans.
La principale espérance de leur ligue ctoil fon-dée sur la haute opinion que tous ceux qui la com-posent avoient du grand génie du prince d’Orange,