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Oeuvres complètes de J. Racine / revues avec soin sur toutes les éditions de ce poète, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs par P. R. Auguis
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584 LETTRES DE RACINE.

LETTRE xvirr.

AU MÊME, A PARIS.

A Uzès, mars 1662.

Je réserve à lautre voyage de vous dire les sen-timents qu011 a eus ici de lode de 31 . Perrault, et

(fragment.)

je vous dirai, pour finir par lendroit de votre let.tre qui ma le plus satisfait, que jai pris une part

.Car nous appelons ici la France tout le pays

véritable à la paix de votre famille ; et je vous as-

qui esl au-delà de la Loire ; celui-ci passe comme

sure ((ue quand je serois réconcilié avec mon pro~

une province étrangère. Aussi cest à ce pays, ce

pre père si jen avois encore un , je naurois pas été

me semble, queFuretière a laissé le galimatias en

plus aise quen apprenant que vous étiez remis

partage, nn disant quil sétoit relégué dans les

parfaitement avec M. Levasseur , pareeque je suis

pays au-dela de la Loire. Cela ncmpêchc pas,

persuadé que tous vous en estimez parfaitement

comme je vous ai dit, quil nv ait quelques esprits

heureux. Adieu, monsieur; je vous écrirai sans

bien faits.

faute dans huit jours. Je vous prie aussi de vous

Je nexplique pas non plus Cypassis, qui estdi-

souvenir do moi. 31 . Vitart uia merveilleusement

gne de nêtrc fille de chambre que des déesses.Soins peciere (ligna deas.

oublié. Vous 11e limiterez pas, comme je crois.

LETTRE XIX.

A MADEMOISELLE

VITART, A PARIS.

A üzès , mars iGfis.

Ilîeu cbangeroit plutôt un garçon eu fille avant i

qnil fût ne, que de ne point humilier un homme !

(fkARMRNT.)

qui sen fait accroire. Ce nest pas quil y ait eu du j

miracle dans laffaire de 3 f. Sellver , cl je crois

M. Vitart m'a mandé le retour de ma tante sa

fort bonnement quil na eu que ce quil a fait.

mère, et le succès de son voyage de Chevreuse, qui,

Si je.pouvois vous envoyer des roses nouvelles

pour vous dire vrai, ma bien surpris. Je croyoîs

et des pois verts, je vous en euverrois en abon-

quil se préparait quelque chose de bien grand

dance , car nous en avons beaucoup ici. Le prin- î

dans le château de Chevreuse : javois oui autrefois

temps est déjà fort avancé. Nous avons vu ici ma-

toutes les grandes promesses de M. le bailli, et je

dame de Luynes *» dans le récit du Ballet, et je

croyois même que tout le monde étoit en baleine

ne doute point que vous ne ly ayez vue paroître

chez vous pour savoir ce qui en arriveroit, car

dans tout son éclat. Je crois que tout le monde se

depuis deux ou trois mois je nai pas reçu une

porte Lieu maintenant chez 31 . Lemazier, car mon

lettre. Knün,je matteodois quil snrtiroit de ce

cousin ne men mande plus de nouvelles, et jaime [

château quelque géant, ou du moins un enfant

mieux quil ne men mande point, que de men

aussi puissant que Joseph du Fin 50 , et il nest

mander de fâcheuses. Je prendrai la liberté de les I

venu quune fille. Ce nest pas quune tille soitpeu

assurer tous ici de mes très humbles obéissances, j

de chose; mais M. Sellyer parloit bien plus haut

qui vous sont particulièrement dévouées comme

que cela. Cela lui apprend à shumilier: car, voyez-

à la personne du monde que jhonore avec plus |

vous, jai ouï dire à un bon prédicateur que

de passion.

LETTRE XX.

A M. LABBÉ LEVASSEUR, A PARIS.

A Uzès, le-aS mars 1G62.

ai donnée de vous écrire aujourdhui, mais aussije ne vous entretiendrai pas long-temps. Lincer-

Je ne veux pas manquer à la parole que je vous

ülude je suis de la santé de M. lAvocat fait