NOTES DU PREMIER RECUEIL.
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8 Ces vers sorti tirés du poème de Claude Quil-let, intitulé : flalutrfiï La*ti CaUipiPilht, sive , depulrfir/e . iirolis Jtobetulœ ratione. Quoique 1 l'auteurfût prêtre. et qu’il ail dédié la seconde édition deson singulier ouvrage an cardinal Mazaiin , nepen-daut je ne crois pas devoir traduire la citation :
Le latin , dans les mots , brave l'honnêteté ;
Mais le lecteur français veut être respecté.
~ Larnqite , comédien du Marais, orateur de latroupe , et qui décidoil souverainement du méritedes pièces que les auteurs Tenaient présenter à cethéâtre.
* Actrice de la même troupe.
8 La Nymphe de la Seine.
,u * Le cardinal de Retz, qui avoit succédé à« son oncle dans Parclitvèclié de Paris, ne laissa
• pas, quoique prisonnier, d’inquiéter la çouv,
• en voulant go u vei uer son diocèse par scs grands-« vicaires. * { Abrégé chfronolugiy-.i ; du président Hc-««ait. ) Il avoit menacé de lancer un interdit surson diocèse.
11 Le duc de Luyncs ( Louis-Charles Albert) :ils’étoit fait bâtir un château (le château de Yau-niurier), tout près du monastère rie Port-Royaldes champs , oit fut enterrée sa première femme*morte à Paris, le i.î septembre i65i, âgée de27 ans, en accouchant avant terme de deux ju-meaux.
Racine, ainsi que son cousin Vitart, logeoit àl'hôtel de Luynes , à Paris.
12 Charles Perrault.
1 s Mais puisque j’ai rempli la feuille de tous lescôtés., adieu.
w II «toit alors an château de Chevreuse poursurveiller les constructions et payer les ouvriers,lise regarduil là comme dans l'exil et la captivité ;c’est pourquoi il date de Bukylane.
15 C’étoit l’usage d’aller alors au cabaret commeon va aujourd'hui au café.
Qu’il evt doux d’entendre de son lit le mur-mure des vents, et de s’endormir au bruit de lapluie}»
17 «Qui, eti battant des ailes, enchantent lesommeil des mortels. 1
1 * « Je serai, dans tous ses besoins, sou maître;sa nourrice , son sergent. *
19 Jlombon-les Raina, prés de Moulins : l’abbéLevasseur y étoit allé pour prendre les eaux.
20 ... llle faîne rabidà tria gutlura pandens cor-ripit. — Le monstre affamé ouvrant ses troisgueules , la saisit avidement. Jn., lib. VI, v. 421et 42 2.
21 La femme de M. Vitart. Dana ce temps onqualitioit de mademoiselle toutes les femmes bour-geoises, à moins que le mari ne possédât unecharge, ou n’exerçât une profession réputée no-ble. Ainsi nous verrons, dans ces lettres, made-moiselle Sellyer, mademoiselle Lemazier, made-moiselle de La Fontaine , mademoiselle Rivière ,sœur de Racine , etc., qui sont toutes personnesmariées. Cette distinction s’effaça peu à peu dansle cours du siècle suivant. En 1712 , un chevalierde Nisart publia des satires sur les femmes bour-geoises qui se font appeler madame.
Molière, dans l’Impromptu de Versailles, donneégalement la qualification de mademoiselle à tou-tes les actrices mariées ou non mariées qui fai-soient partie de sa troupe.
Les nouveaux auteurs du Ménage de Malgré(>8>s ) ne se sont pas conformé» aux mœurs del’époque qu’ils ont voulu peindre, en donnant auxactrices du Croîsy et Molière le titre de madame.
23 « Il resta étonné et mécontent. »
23 « Il lut l’ccrit trois, quatre et six fois. »
2< * Avec le sourcil fièrement froncé. •
28 « Et comment toute la cour d'Apollon se levadevant lui. « ( Virg. , Rglog. YT. )
26 • Sachez que l’orateur que vous entendrez leplus louer , sera celui qui parle le plus mal, *
27 « La pâleur répandue sur le visage et sur toutle corps de cctfe vertueuse femme atdsfnit àtous les yeux, par cette blancheur livide , qu’uneportion considérable «les esprits nécessaires à lavie s'éloit écoulée avec son ■ (Tacit. , Jn-naK , lib. XV, c. r.xiv. )
28 » Bans tou» ses besoins , comme le vigoureuxMandricard. «
25 « Qui l’avoit reçue avec honneur dans sa ca-bane. » ( L’Arioste, c!j. xiv , st. 53. I
=0 Ce M. l’Avoeatéioii un jeune pédant de leursamis, qui les gourmandoiv sur leur goût pour lesvers et la galanterie, et qui leur prêchoît de lais-ser là le creux et la %agtitp.lle pour s'attacher ausolide; ce qui fournis'oil aux deux jeunes corres-pondants ample matière à s’égayer.
«Qui, parcequ’il ne peut avoir de consis-tance par lui-même, s attache nécessairement àquelque chose. > Racine a altéré ce vers afin de lelier à sa phrase. Voici le vers de Lucrèce :Qtiæquotiîarn persencqneuiit constnrc, necesse est« Ilærere. r(Li!>. T. )
* Ftcependant tou? les êtres ne se tiennentpas unis étroitement ensemble par une chaînematérielle , car H y a du vide dans la nature. >
( Luc., lib. I.)
,s C’est un quatrain italien de Régnier Dpsma-rais. La duchesse de Montbazon était morte en 1657,.à l'âge de quarante-cinq ans.
°* Comédienne de l'hôtel de Bourgogne. Racineavoît fait une pièce des Amours d’Ovide, qu’il des-tiuoit à celte troupe
55 Voyez la lettre III.
26 Madame Vitart, mère de M. Vitart. Cettedame étoit Sconin , et sœur de la mère de Racine.Elle avoit été mal ice à Nicolas Vitart, contrôleurau grenier à sel de la Ferté-Milon. Ce» bonnesgens avoimt donné retraite chez eux, en 1608,aux deux frères Le Maistre. Quand ceux-ci retour-nèrent à Port Royal quelques mois après, M. etmadame Vitart, qui s’etoient attaché» à eux , nevoulurent plus s’en séparer. M. Vitart quitta tousscs emplois, et se dévoua au service de Fort-Royal,comme agent et receveur de la maison. Il y mou-rut en 1641. Sa veuve resta à Paris , où elle exer-çoilla profession de sage-femme, bille avoit deuxfils, cl trois tilles toutes mariées. L’aînée, MarieVitart, femme de Louis Ellies du Pin* fut mèredu savant abbé du Pin. Ainsi ce docteur étoit cou-sin issu de germain de Racine.