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NOTES DU PREMIER RECUEIL
Renaudot, qui avoit introduit en France les ga-zettes , dnnt le privilège étoit resté depuis à sa fa-mille. L’abbé lienaudot venoit d'entrer dans la pe-tite académie.
' , ' ,s Jacques Tardieu et Marie Ferrier sa femme,qui furent assassinés dans leur maison, quai desOrfèvres , le 24 août 1666, par deux voleurs. Ceux-ci furent pris aussitôt, jugés et exécutés trois joursapres.
146 Les mots qu’on a mis en italique sont ceuxque l’auteur a supprimés à l’impression.
147 II avoil en vue , dans ces vers , la femme defeu son frère le greffier. Voyez la noie 74.
158 Nièce de madame deMaiutenon.
14 î Le 3 i mai i 6 g 3 étoit le dimanche de l’oc-tave de la Fête-Dieu.
15D Jacques Boileau, frère aîné de Despréaux ,éloil docteur de Sorbonne, doyen de la cathédraleet grnnd-ticaire de Sens. Ou sollicitoit pour luiun canonicat de la Samle-Chapelle de Paris, qu’ilobtint celte année.
151 L’abbé Dnngois, et Antoine Dongoîs, gref-fier de la grand’ebambre du parlement de Paris,tous deux frères de madame de La Chapelle. Ledernier étoit seigneur de Haute-lsle, près la Ro-che Guyon , et il maria sa lille à Pierre Gilbertde Voisins, président de la chambre des comptes,mort en 1730.
1sa Jean-Paul Bignou , petit-fils du célèbre Jé-rôraeBigrion et neveu de Ponlcharlrain, avoil l’in-spection de l 'académie des inscriptions et médailles.Il avoit été nommé prédicateur du roi le 17 févrierprécédent , et le i 5 juin suivant il fut reçu de l’a-cadémie franeoîae.
155 Dans YOde sur Namur, dont il est ici ques-tion , la seconde stance étoit d’abord ainsi :
Un torrent, dans les prairies,
Roule à flots précipites ;
Malherbe , dans ses furies,
Marche à pas trop concertés.
J’aime mieux, nouvel Icare,
Dans les airs suivant Pindarc,
Tomber du çicl le plushaut.
Que , loué de Fonlenelle ,
Raser, timide hirondelle,
La terre comme Perrault.
Ce fut cette stance que Boileau supprima àia prièrede M. de Pontcbartrain le fils.
154 Simon de La Loubère fut reçu de l’acadé-mie française cette même année , par le crédit deM. de Ponlcharlrain ; ce qui donna lion à l’épi-gramme de Cbaulieu , ter minée par ces vers :
C’est un impôt que PontcbartrainVeut mettre sur l’académie.
155 L’ordre de Saint-Louis fut institué le 10 mai1(593.
156 C’est à quoi Boileau ne manqua pas. Voyezle vers 5 i 5 et suiv. de la satire X, à laquelle iltravailloit alors :
J’en sais une chérie et du monde et de Dieu, etc.
157 Deux conseillers-clercs de la grand'ohambre.Le greffier étoit à peu près maître du choix descommissaires-rapporteurs.
,iS La Satire contre les femmes et l’Ode sur laprise de Namur.
’ ,5 ' J Le doyen de Sens.
160 Le canonicat delà Sainte-Chapelle obtenu.
161 Perdue.
162 Du temps de Boileau , les bons écrivains di-soient : Ce que je vous prie , par ellipse pour : ceque je vous prie de faire. Aujourd’hui on diroit : cedont je vous prie. Mais prier d’une chose, auroitparu à Boileau et à Racine un barbarisme. Prier,ainsi que plusieurs autres verbes, n’admetloit quele pronom indéterminé en ; comme on dît encore:Je vous en défie, je vous en conjure, quoiqu’on nese permette pas pour cela de dire : La chose dontje vous défie, dont je vous con jure.
Nous avons cru devoir faire celle remarque,pour qu’on ne se pressât pas trop de condamnerla langue de Boileau et de Racine, d’après lesabus qui se sont introduits, depuis eux, dans lelangage actuel.
*■' £Ue se trouva réduite à dix-Sfpl par la sup-pression d’une stance. Nous avons indiqué par descaractères italiques les mots que l’auteur jugea àpropos de corriger dans cette ode quand il la fitimprimer.
1t> ‘‘ Remarquable. Dans le manuscrit ce motaété substitué à redoutable , qui est rayé.
Des bois fréquentés d’ilorace. Dans le manu-scrit, ce vers a été substitué à celui-ci : Des antreschéris d’Horace , qu’on lit encore sous la rature.
186 Ce départ subit et imprévu est un dns évè-nements lus plus fâcheux pour la gloire de LouisXIV, et un de ceux qui tiennent à de petites cau-ses que i’hbtoire ne pourra jamais découvrir. Lepriuce d’Orange étoit enfermé de manière à neplus conserver l'espoir de sauver son armée. Saint-Simou assure que le maréchal de Luxembourg sejeta aux genoux du roi pour empêcher ce fatal dé-part , mais qu'il ne fit que l'importuner. C'est àtort que le président Hcnault dit que le roi tombamalade au Quesnoi, et revint aussitôt à Versailles.On voit, par ces lettres, qu’après l'indispositionqui l’avoit retenu quatre à cinq jours au Quesrfbi,il en étoit parti le 2 juin, et avoit continué sa routejusqu’au quartier-général.
167 Si Bacine cherche ici à donner un motif rai-sonnable à crue élt ange démarche de Louis XIV,c’est que la prudence ne lui permette» pas d’enécrire autrement.
168 Le P. de La Chaise leva en effet tontes lesdifficultés dans l affaire du canonicat de la Sainte-Chapelle. Boileau publioit partout qu’il lui éloitredevable de cette grâce.
168 Heidelberg avoit été pris le 21 mai précédent par le maréchal de Lorges.
170 1 J’ai pu le conserver; tu demandes si jepuis le perdre? • Boileau sc trompe : après avoirannoncé deux vers latins, H n’en cite qu’un , quiest un fragment de la Médée d’Ovide, cité parQuintiiien, lib. VIII, cap. v.
171 Cavoie avoi t eu une audience particulière deLouis XIV, dans laquelle ce prince lui avoil rendutoutes ses bontés, et lui avoit promis le collier del’ordre ; promesse qui ne fut cependant point réa-lisée.