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coup trop tard, pour qu’il pût nous assister d’unemanière efficace. Il m’a chargé de lui envoyer Knese-beck, et après lui avoir avoir parlé, il a persisté dansson opinion.
Jeudi 24. J’ai eu aujourd’hui une conversation deplus de quatre heures avec Kne sehe ck, et je suis par-venu à lui arracher l’aveu que — toute considération par-ticulière à part — en envisageant la situation actuellede l’Autriche sous les grands rapports de l’intérêt com-mun de l’Europe, et des chances qui nous restaientpour l’avenir, la paix était plus désirable, que la con-tinuation de la guerre ; aveu, que je regarde comme unedes plus brillantes victoires, que j’aie jamais remportépar la force de mes raisonnements.
J’ai encore oublié de noter, que j’ai donné à Bubnaune lettre pour Metternich, dont j’ai gardé copie.Cette lettre se rapporte à ce que j’appelle les condi-tions morales de la paix. Elle prouvera, que si j’aivoté pour la paix, je ne l’ai pas fait dans un sensaveugle et lâche, et quelle idée j’ai attaché à la solu-tion de ce grand problème.
Samedi 26. Le prince d’Orange est arrivé ici avecFagel et le major Valentin!.
Le prince est un homme dont les intentions et laconduite méritent des éloges. Mais son jugement estborné, et sa manière de voir légère et superficielle.Il désire la guerre, à-peu-près comme l’empereur.Celui-ci l’a engagé à faire ce voyage — pour dire àBathurst, „qu’il ne doit pas s’impatienter, et que leschoses ne sont pas encore aussi avancées, qu’il pourraitle croire.“ — Beau message! Et en même temps, sanstoutefois lui confier en quoi consistent les négociations