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et supportables. Il ne se déclare pour la guerre, queparce qu’il est persuadé, qu’il est impossible de les ob-tenir aujourd’hui. En revenant de Vienne il a tout desuite avoué à Wentzel, qu’il avait clairement vu, queBonaparte ne se prêterait à aucun arrangement con-venable. Cet aveu est extrêmement précieux. — Quantà la conduite militaire du prince Jean, on fonde surlui les plus brillantes espérances. Il paraît certain,qu’il n’y aura pas de demi-mesures avec lui; heureux,il poussera ses avantages jusqu’au point le plus avancé ;malheureux, il ne se rendra qu’à la dernière extrémité.L’armée est rempli de confiance dans ce général. Ilest parfaitement d’accord avec le nouveau comité mili-taire, dont Bellegarde est le chef, dont Meyer,Bubna et Duca sont 'les membres, et avec lequel ilcorrespond par son quartier-maître-général Badetzky.— Wentzel assure, ;que cette harmonie subsisteralongtemps, et que ce qui en répond le plus, c’est laprudence et le caractère conciliant de Bubna, sanslequel, à ce qui paraît, le prince Jean n’aurait pas ac-cepté le commandement. Un trait remarquable de eethomme d’ailleurs peu fameux par la générosité, a pro-mis à Bubna une terre de 100,000 florins de valeur,si la guerre prend une tournure heureuse.
Après tant de données rassurantes, Wentzel m’en acommuniqué une, qui ne l’était guères. Il m’a dit quepresque tous les officiers de marque de ma connaissance,par exemple Wallmoden, Stutterheim (celui del’état-major), le petit prince de Keuss etc. étaient forte-ment dans le sens de la paix. Je n’ai pas eu le tempsde bien discuter avec lui ce sujet assez alarmant; caril in’en a parlé dans le moment même qu’il montait en