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voiture avec Palffy pour retourner à Dotis. Palffycependant, malgré son horreur pour la paix, a pleine-ment confirmé le fait.
Dimanche 10. J’ai été chez le comte O’Donnellet nous nous sommes entretenus pendant longtemps surl’état actuel de nos affaires. Il voit la chose à-peu-prèscomme moi. Il reconnaît l’énergie des sentiments del’empereur; mais il déplore son irrésolution quant auxmesures les plus nécessaires pour effectuer ce qu’il dé-sire avec tant d’ardeur. — Il se lamente beaucoup surla mauvaise disposition des Hongrois; mal, que j’ai vuet dénoncé depuis longtemps, sans qu’on ait voulu mecroire, et qui aujourd’hui est généralement admis. Iln’y en a pas un, qui ne demandât la paix à toute con-dition quelconque ; et on aura à coup sûr bien mauvaisjeu pour leur faire comprendre la nécessité de rentreren guerre. — Nous avons beaucoup parlé aussi de laconduite de presque tous ces messieurs qui se trouventici des départements de Vienne, l’archiduc Regnierà la tête, Stahl, Paillet de la Tour, et tant d’autresqui ne font qu’exaspérer les Hongrois. — Un articletrès-alarmant est l’armée de Bohême, forte (a ce queTon dit) de 100,000 hommes, mais confiée à ce malheu-reux archiduc Ferdinand, qui n’a pas même auprèsde lui une personne bien capable de le guider. Lecomte O’Donnell est persuadé, que la seule chose quiempêche l’empereur de lui ôter le commandement, estla crainte de faire trop de peine à l’impératrice,déjà extrêmement souffrante, et à laquelle la destitu-tion de son frère pourrait donner le coup mortel.
Mercredi 13. Le général Wallmoden est arrivé,s’est logé chez moi et est resté deux jours. Tout ce