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Erster Band.
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accorde, mais encore tout ce qu’on attribue à Klenau.On lui a donné la croix; on l’a nommé lieutenant-gé-néral; il n’est donc certainement pas payé pour décla-mer contre la guerre.

Il dit, que l’armée, composée d’un tiers de miliceset d’insurections, et d’un autre tiers de recrues, ne peutplus se mesurer avec l’ennemi, ne le pourrait plus,quand même cet ennemi n’aurait pas ces énormes avan-tages, que lui donne notre déplorable position. Il dit,que si nous gagnons une bataille, nous serons encoredans les embarras les plus cruels; que, si nous la per-dons, il en résultera la dissolution complète de l’arméeet de l’état. Il dit, que l’empereur et tous les archi-ducs, et tous ceux qui gouvernent sous eux, sont telle-ment incapables, que toute idée de résister à Bonaparteavec de tels instruments est le dernier comble de dé-lire. Il dit, que Jean Liechtenstein est privé depresque toutes les qualités requises pour un grandcommandement; que le nouveau conseil militaire ne serabon à rien : enfin — à quoi bon écrire, ce qui certaine-ment ne s’effacera jamais de mon esprit?

Wallmoden aurait produit en moi une révolution,s’il m’avait trouvé dans des dispositions contraires auxsiennes; tel qu’il m’a trouvé, il devait nécessairementajouter à mes vues un poids que dorénavent rien aumonde ne peut contre-balancer.

Cependant de nos fameux Optimistes, il n’y aeu que le comte Hardenberg et Binder, qui aientété initiés dans ses opinions. Je les ai caché à tousles autres. J’en ai dit quelques mots au banquierParisli de Londres, homme sensé, extrêmement dévouéà la bonne cause, qui a fait ici un séjour de quelques