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semaines, intéressant pour moi à plus d’un égard, etqui est parti quelques heures après l’arrivée de Wall-modem —
Jeudi 14, Vendredi 15. — J’étais occupé depuisquelques jours d’une lettre à Ilammoud que j’ai es-sentiellement changée d’après les données importantesde Wallmoden. Cette lettre contient, en gros ma ma-nière de voir dans ce moment; encore ai-je relevéautant que possible, et un peu au-delà de ma con-viction le côté agréable du tableau ; car je sais malheu-reusement, qu’en Angleterre, comme partout, on n’aimepas les mauvaises nouvelles, et les tristes réflexions.— J’ai pris la résolution d’aller avec Wallmodenà Dotis.
Le soir (du 15) la princess Esterhazy est arrivéede là. Hardenberg est allé chez elle; il est venu chezmoi pour me porter les nouvelles. J’avais prévu qu’elleferait de l’état des choses un tableau tout opposé àcelui de Wallmoden ; je l’avais même prédit; je ne m’é-tais pas trompé. Son frère — à ce qu’il lui a dit —voit tout en beau, ne s’impatiente que du temps perdu,et de la longueur des négociations. — Bubna arrivéà Vienne a été obligé d’attendre trois jours Bona-parte, qui était allé à Krems; enfin il l’a vu; B. luia dit, d’un ton très-doux et mielleux, qu’il ne nous de-mandait que 3 millions d’hommes (exclusivement tou-jours de la Gallicie, sur laquelle il persiste à nous ren-voyer aux Russes et aux Polonais), qu’il consent à ceque nous choisissions nous-mêmes les provinces quenous voudrons lui céder, qu’il trouve la monarchie au-trichienne trop grande, que d’ailleurs il ne désire quela paix etc. On a répondu, qu’on ne pouvait pas